NOUVEL ORDRE DU JOUR
Ain : C’sst l'amour, l'amour,
Brav’ soldats, v’ià l’ord' du jourt Point d’ victoire
* Cette chanson fut faite pour être répandue dans l’arinée avant son entrée en campagne, lorsqu’elle campait aux Pyrénées.
Où a point d* gloire.
Brar* MidaU, Vlà IWd* du jour «
Garde i tous 1 demMour!
—Notre ancien , qu*a donc fait TEspa^e?
—Mon p’iit , ell’ n’ reut plus qu'anjourd’hui Ferdinand fais* périr au bagne Ceux-là qui s* sont battus pour lui;
Nous allons tirer d* peine
Des moin’s blancs, noirs et roüz,
Dont on prendra d* la graine,
Pour en r'planter chez nous.
Brar* soldats, etc.
—Notre ancien, qu' pensez^rous d’ la guerre? —Mon p’tit, ça n’ira jamais bienl V’ià z’un priiic’ qui n’ s’y connaît guère , C'est un’ poir* moli* de bon chrétien |
Bientôt l’ fils d’Henri quatre Voudra qu'un jour d’action On II' puisse aller combattre Sans billet d' confeisiod*
Brar* soldats > etc.
—Notre ancien, qu’es' qu’ c’est que l’Trappisle Arec tous ces Chouans dégu'nillés?
—Mon p’tit, y ront grossir la liste Des gens qu* la France a rhabillés;
Afin qu* pour leur rengeance.
Leurs frcr’s soient massacrés,
Ils font un* sainte alliance Arec nos émigrés.
Brar’ soldats , etc»
—Notre ancieo , quel s’ra nol’ partage?
—Mou p'titf lea coups d’ caua’ revieudroutj Et puÎB^ suivant le vieil usage,
Les nobles seuls avanceront. ■
Oui , s’ioii not’ origine ,
Nous aurons pour régal ,
Nous, l’ bâton d’ discipline ,
Eui,l* bâton de maréchal.
Brav’ soldats, etc.
—Notre ancien , que d’vîendra la France,
Si je cherchons d’ lointains dangers?
—Mon pMt , profitant d* not’ absence ,
On introduira P x’étrangers.
A la tin d’ la campagne ,
Nous s’rons tout étonnés Qu’en enchaînant l’Espagne,
Nous nous s’rous enchaînés.
Brav’ soldats, etc.
—Notre ancien, vous que 1’ père aux autres Eût fait l’oflicier d’ puis longtemps.
Marquez-nous T pas , nous s’rons des vôtres. — Mon p’lit, v’ià du français qu’ j’entends. Si la France en alarmes Porte un trop lourd fardeau.
Pour essuyer ses larmes ,
B’prenons uot’ vieux drapeau I
Brav’ soldats, v’ià l’ord* du jour;
Point d' victoire Où n’y a point d’ gloire.
Brav’ soldats, t’ià l’ord' du jour.
Garde à tous! demi-tour !
DE PROFÜNDÜS.
A l'vsagb db deux od trois xabis.
Aib : Eh ! gai J gai I gai I mon offteier.
Eh { gai ! gai ! gai ! de profundU !
Ma femme A rendu l’àme.
£b ! gai I gai ! gai ! de profundie I Qu'elle aille en paradis 1
A cette âme si chère Le paradis convient:
Car, suirant ma grand’-roére...
De l’enfer on revieut.
£hl gai! etc.
nélas! le ciel lui-même Avait tissu nos nœuds:
Mon bonheur fut extrême...
Pendant un jour ou deux.
£h ! gai ! etc.
Quoiqu'il fût impossible D'avoir l’air plus malin ,
Elle était trop sensible...
Si j'en crois mon Toisin*
Ehl gail etc.
Ndn , jamaifl tourterelle N’aima plus tendrenieut:
Comme elle était fidèle !...
A son dernier amant!
Eh ! gai I etc.
Dieul faut'il lui surrirre?
Me faut-il la pleurer?
Non . non « je veux la suirre...
Pour la Toir enterrer.
£hl gai ! gai ! gai ! dê profundU I Ma femme A rendu l'ànic.
Eh 1 gai ! gai 1 gai ! de profundie 1 Qu’elle aille en paradis I
s<in>nÉinia'Oianitifiitiriii~rtii|inieinitrnitînia rmiiT'tnS'ft't'ft'0‘fl't~m~s<ioiaici e.
PRÉFACE *
Air du vaudeville de Préville et Taconnet,
Âllex , enfants , nés sous un autre règne :
Sous celui-ci quittes le coin du feu.
Adieu I partes , bien que pour tous je craigne Certaines gens qui pardonnent trop peu.
On m’a crié : L’occasion est bonne ,
Tous les partis rapprochent leurs drapeaux.
* Cette chanson se trouvait la première du volume publié eu 1825.
Ailes, enfants; mais n'éveillez personne : Mon médecin m’ordonne le repos.
Pour vos aillés que de pas et d'alarmes !
J’ai TU Thémis m’ôter mon plus doux breft ï Car en prison le sommeil esl sans charmes: Près du malheur on ne dort jamais bien. J’entends encor le verrou qui résonne,
Et dans ma main fait trembler mes pipeaux. Allez, enfants; etc.
Si l’on disait : La galté tous délaisse ,
Vous répondrez (et pour moi j’en rougis) v tDe notre père accusant la faiblesse ,
• Les plus joyeux sont restés au logis.»
Ces égrillards iraient , d’humeur boulTonne, Pincer au lit le diable et ses suppôts.
Allez, enfant»; etc.
Vous passerez prés d’une ruche pleine, D'abeilles, non , mais de guêpes, je crois.
Ne soudiez mot, retenez votre haleine ; Tremblez, enfants , vous qui jurez parfois! Le dard caché, qu'à ces guêpes Dieu donne, A fait périr des bergers, des troupeaux. Allez, enfants; etc.
Petits poucets de la littérature,
S'il vient un ogre, évitez bien sa dent;
Ou , s’il s’endort , dérobez sa chaussure :
De fi’en servir on peut juger prudent.
Non : qu’ai'je dit? Ab ! la peur déraisonne. Tous les part» rapprochent leurs drapeaux ;
Ailes , enfant! ; mais n’ëveîHez personne:
Mon médecin nt'ordonne le repos.
•m »oi»8 iBieseeooe