‹ Chansons de BérangerChapitre 157 sur 307 · NOUVEL ORDRE DU JOUR · texte numérisé non relu

NOUVEL ORDRE DU JOUR

Ain : C’sst l'amour, l'amour,

Brav’ soldats, v’ià l’ord' du jourt Point d’ victoire

* Cette chanson fut faite pour être répandue dans l’arinée avant son entrée en campagne, lorsqu’elle campait aux Pyrénées.

Où a point d* gloire.

Brar* MidaU, Vlà IWd* du jour «

Garde i tous 1 demMour!

—Notre ancien , qu*a donc fait TEspa^e?

—Mon p’iit , ell’ n’ reut plus qu'anjourd’hui Ferdinand fais* périr au bagne Ceux-là qui s* sont battus pour lui;

Nous allons tirer d* peine

Des moin’s blancs, noirs et roüz,

Dont on prendra d* la graine,

Pour en r'planter chez nous.

Brar* soldats, etc.

—Notre ancien, qu' pensez^rous d’ la guerre? —Mon p’tit, ça n’ira jamais bienl V’ià z’un priiic’ qui n’ s’y connaît guère , C'est un’ poir* moli* de bon chrétien |

Bientôt l’ fils d’Henri quatre Voudra qu'un jour d’action On II' puisse aller combattre Sans billet d' confeisiod*

Brar* soldats > etc.

—Notre ancien, qu’es' qu’ c’est que l’Trappisle Arec tous ces Chouans dégu'nillés?

—Mon p’tit, y ront grossir la liste Des gens qu* la France a rhabillés;

Afin qu* pour leur rengeance.

Leurs frcr’s soient massacrés,

Ils font un* sainte alliance Arec nos émigrés.

Brar’ soldats , etc»

—Notre ancieo , quel s’ra nol’ partage?

—Mou p'titf lea coups d’ caua’ revieudroutj Et puÎB^ suivant le vieil usage,

Les nobles seuls avanceront. ■

Oui , s’ioii not’ origine ,

Nous aurons pour régal ,

Nous, l’ bâton d’ discipline ,

Eui,l* bâton de maréchal.

Brav’ soldats, etc.

—Notre ancien , que d’vîendra la France,

Si je cherchons d’ lointains dangers?

—Mon pMt , profitant d* not’ absence ,

On introduira P x’étrangers.

A la tin d’ la campagne ,

Nous s’rons tout étonnés Qu’en enchaînant l’Espagne,

Nous nous s’rous enchaînés.

Brav’ soldats, etc.

—Notre ancien, vous que 1’ père aux autres Eût fait l’oflicier d’ puis longtemps.

Marquez-nous T pas , nous s’rons des vôtres. — Mon p’lit, v’ià du français qu’ j’entends. Si la France en alarmes Porte un trop lourd fardeau.

Pour essuyer ses larmes ,

B’prenons uot’ vieux drapeau I

Brav’ soldats, v’ià l’ord* du jour;

Point d' victoire Où n’y a point d’ gloire.

Brav’ soldats, t’ià l’ord' du jour.

Garde à tous! demi-tour !

DE PROFÜNDÜS.

A l'vsagb db deux od trois xabis.

Aib : Eh ! gai J gai I gai I mon offteier.

Eh { gai ! gai ! gai ! de profundU !

Ma femme A rendu l’àme.

£b ! gai I gai ! gai ! de profundie I Qu'elle aille en paradis 1

A cette âme si chère Le paradis convient:

Car, suirant ma grand’-roére...

De l’enfer on revieut.

£hl gai! etc.

nélas! le ciel lui-même Avait tissu nos nœuds:

Mon bonheur fut extrême...

Pendant un jour ou deux.

£h ! gai ! etc.

Quoiqu'il fût impossible D'avoir l’air plus malin ,

Elle était trop sensible...

Si j'en crois mon Toisin*

Ehl gail etc.

Ndn , jamaifl tourterelle N’aima plus tendrenieut:

Comme elle était fidèle !...

A son dernier amant!

Eh ! gai I etc.

Dieul faut'il lui surrirre?

Me faut-il la pleurer?

Non . non « je veux la suirre...

Pour la Toir enterrer.

£hl gai ! gai ! gai ! dê profundU I Ma femme A rendu l'ànic.

Eh 1 gai ! gai 1 gai ! de profundie 1 Qu’elle aille en paradis I

s<in>nÉinia'Oianitifiitiriii~rtii|inieinitrnitînia rmiiT'tnS'ft't'ft'0‘fl't~m~s<ioiaici e.

PRÉFACE *

Air du vaudeville de Préville et Taconnet,

Âllex , enfants , nés sous un autre règne :

Sous celui-ci quittes le coin du feu.

Adieu I partes , bien que pour tous je craigne Certaines gens qui pardonnent trop peu.

On m’a crié : L’occasion est bonne ,

Tous les partis rapprochent leurs drapeaux.

* Cette chanson se trouvait la première du volume publié eu 1825.

Ailes, enfants; mais n'éveillez personne : Mon médecin m’ordonne le repos.

Pour vos aillés que de pas et d'alarmes !

J’ai TU Thémis m’ôter mon plus doux breft ï Car en prison le sommeil esl sans charmes: Près du malheur on ne dort jamais bien. J’entends encor le verrou qui résonne,

Et dans ma main fait trembler mes pipeaux. Allez, enfants; etc.

Si l’on disait : La galté tous délaisse ,

Vous répondrez (et pour moi j’en rougis) v tDe notre père accusant la faiblesse ,

• Les plus joyeux sont restés au logis.»

Ces égrillards iraient , d’humeur boulTonne, Pincer au lit le diable et ses suppôts.

Allez, enfant»; etc.

Vous passerez prés d’une ruche pleine, D'abeilles, non , mais de guêpes, je crois.

Ne soudiez mot, retenez votre haleine ; Tremblez, enfants , vous qui jurez parfois! Le dard caché, qu'à ces guêpes Dieu donne, A fait périr des bergers, des troupeaux. Allez, enfants; etc.

Petits poucets de la littérature,

S'il vient un ogre, évitez bien sa dent;

Ou , s’il s’endort , dérobez sa chaussure :

De fi’en servir on peut juger prudent.

Non : qu’ai'je dit? Ab ! la peur déraisonne. Tous les part» rapprochent leurs drapeaux ;

Ailes , enfant! ; mais n’ëveîHez personne:

Mon médecin nt'ordonne le repos.

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