‹ Chansons de BérangerChapitre 162 sur 307 · MON CARNAVAL · texte numérisé non relu

MON CARNAVAL

(SAIME-PÉLAGIE.)

Alt de$ ChevîUtê d* maiirt Adam»

Amis , roici la riante semaine ,

Que tous les ans je fêtais avec vous.

Marotte en main , dana le char qn’ii promène, Monius au bal condnit sages et fous.

Sur ma prison , dans roiubi*e ensevelie ,

Il m’a semblé voir passer les amours.

J’entends au loin l’archet de la folie :

O mes amis, prolongez d’heureux jours!

Oui, je les vois, ces danses amoureuses Où la beauté triomphe à chaque pas.

De vingt danseurs je vois les mains heureuses Saisir, quitter, ressaisir mille oppas.

Dana ces plaisirs que votre cœur m’oublie : ün seul mot triste en peut troubler le rours. J’entends au loin , etc.

Combien de fois , auprès'de la plus belle , .

Dans vos banquets, j'ai présidé chez vous!

Là, de mon cœur jaillissait l’étincelle Dont la gaîté vous électrisait tous.

De joyeux chants ma coupe était remplie;

Je la vidais, mais vous versiez toujours. J’entends au loin, etc.

Des jours charmants la perte est seule à craindre Fêtezdes bien , c’est un ordre des rieux.

Moi , je vieillis, et parfois laisse éteindre Le grain d’encens dont je nourris mes dieux. Quand la plus tendre était la plus jolie.

Des fers alors mouraient paru bien lourds. J’entends au loin , etc.

Mais accourez, dés qu’une longue ivresse Du calme enGn vous impose la loi.

I>ernier rayon , qu’un reste d’ail^gresie Brille en vos yeux et vienne jusqu'à moi.

Dans vos plaisirs ainsi je me replie :

Je suis vos pas, je chante vos amours.

J’entends au loin l’arehet de la folie :

O mes amis , prolongez d'heureux jours!

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