‹ Chansons de BérangerChapitre 167 sur 307 · LA SYLPHIDE · texte numérisé non relu

LA SYLPHIDE

Aia : Je ne sait plue ce que je veux,

La raison a son ignorance;

Son flambeau n’est pas toujours clair.

Elle niait votre existence ,

Sylphes xharmants , peuple de l’air.

Mais, écartant sa lourde égide,

Qui gênait mon œil curieux.

J’ai vu naguère une sylphide.

Sylphes légers, soyez mes dieux.

Oui, TOUS naissez au sein des roses, Fils de l’Aurore et des Zéphyrs {

Vos hrillantes métamorphoses Sont le secret de nos plaisirs.

D’un souffle vous séchez nos larmes, Vous épurez l’azur des cieux;

J’en crois ma sylphide et ses charmes.

Sylphes légers , soyez mes dieux.

J*ui deviné son origine,

Lorsqu’au bal ou dans un banquet ,

J’ai vu sa parure enfantine

Plaire par ce qui lui manquait.

Ruban perdu, boucle défaite;

Elle était bien , la voilà mieux.

C’est de vos sœurs la plus parfaite.

Sylphes légers', soyez mes dieux.

Que de grâce en elle font naître Vos caprices toujours si doux !

C’est un enfant gâté, peut-être,

Mais un enfant gâté par vous.

J’ai TU, sous un air de paresse.

L’amour rêveur peint dans ses yeux.

Vous qui protégez la tendresse , Sylphes légers, soyez mes dieux.

Mais son aimable enfantillage (’ache un esprit aussi brillant

Que tous lei songes qu'au bel Age Vous nous apportes en riant.

Du sein de rires 'étinoelles ,

Son vol m’élevait jusqu'aux cicux :

Vous dont elle empruntait les ailes.

Sylphes légers , soyes mes dieux.

Hélas ! rapide météore .

Trop vite elle a fui loin de nous.

Doit<elIe m'apparaître encore?

Quelque sylphe est-il son époux?

Non, comme rabcille, elle est reine D’uu empire mystérieux;

Vers son trône un de vous m’euirainc.

Sylphes légers , soyex mes dieux.

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