‹ Chansons de BérangerChapitre 173 sur 307 · LE TOURNEBROCHE · texte numérisé non relu

LE TOURNEBROCHE

Alt : Lt bruit des roufttles gâte fout.

Du dîner j'aime fort la cloche.

Mais on la sonne en peu d’endroits; Plus qu’elle aussi le tournebroebe A nos hommages a des droits.

Combien d’ennemis il rapproche CheE le prince et chez le bourgeois !

A son doux ticlac un jour les partis Signeront la paix entre deux rôtis.

Qu’on reprenne sur la musique Les querelles du temps passé ,

Que par l’Araphion italique

Le grand Moiart loU terrasaét Je ne tiens qu'au refrain baehique Par le tournebroche auuoncé.

A son doux ticUc , etc.

Lorsque la Fortune à sa roue Attache mille ambitieux,

Les précipite dans la boue Ou les élève jusqu’aux cieux,

C'est la broche , moi , je l’avoue ,

Dont la roue attire mes yeux.

A son doux tictac, etc.

Une montre, admirable ouvrage.

Des heures décrivant le cours,

Bègle, sans en charmer l'usage ,

Le cercle borné de nos jours :

Le tournebroebe a l’avantage D’enibeUir des instants trop courts.

A sou doux tictac , etc.

Ce meuble , suivant maint vieux conte , A manqué seul à l’âge d'or;

C'est l'amitié qui , pour son compte, Dut en inventer le ressort.

Vivent ceux que sa main remonte !

Mais gloire a celui du trésor I A son doux tictac un jour les partis Signeront la paix entre deux rôtis.

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