‹ Chansons de BérangerChapitre 191 sur 307 · LA FUITE DE L’AMOÜR · texte numérisé non relu

LA FUITE DE L’AMOÜR

■ ‘ Âia : . ,

Je sois déjà se déployer tes ailes ,

Amour, adieu I mon bel âge est passé.

])’un air moqueur les Grâces inüdèles Montrent du doigt mon réduit délaissé.

S’il fut des jours où j'ai maudit tes-armes , . .

Savais'jc, hélas! que tu m'en punirais?

AhI plus , AtfioUr ; tu nodé éautes de larmes, Plus, quand tu fuis, tu laisses de regrets.

Je reposais du sommeil de l’enfance ,

Lorsqu’à ta Toix nies yeux'se sont ouverts. «

Dans la beauté j’adorai ta puissance > ,

Et vins m'offrir de moi-même à tes fers.

Si jeune encor j’ignorais tes alarmes.

Tes sombres feux, le poison de tes traits.

Ahl plus. Amour, tu nous causes de larmes, Plus, quand tu fuis , tu laisses de regrets.

Glacé, par l’âge , il se peut que j'oublie Tous les baisers que Rose me donna ,

Mai» DOD les>pleurs versés pour £uUlie ,

Non lei «oupiN perdus près de Nina.

Pour bien aimer l*une araît trop de eharmes;

Mes vœux pour Pautre ont dû rester secrets.

Ah! plus. Amour , tu nous causes de larmes, • Plus, quand tu fuis , tu laisses de regrets.

Fuis donc , Amour, ma couche solitaire ,

FuisI car déjà tu souris de pillé.

De mes ennuis pénétrant le mystère ,

Les bras tendus , vers moi Vient l'Amitié.

Pour l’éloigner fais luire encor tes armes :

Ses soins sont doux , mais j'en abuserais t Car plus. Amour, tu nous causes de larmes. Plus, quand tu fuis , tu laisses de regrets.

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