‹ Chansons de BérangerChapitre 192 sur 307 · LE VIEUX SERGENT · texte numérisé non relu

LE VIEUX SERGENT

Aia : DU-moip êoldat , distnai, f’eti $ou»Uns-tuT

Près du rouet de sa fille chérie Le vieux sergent se distrait de ses maux,

£t, d'une main que la balle a meurtrie.

Berce en riant deux petits*fils jumeaux.

Assis tranquille au' seuil du toit champêtre.

Son seul refuge après tant de combats,

11 dit parfois : ■ Ce n’est pas tout de naître :

• Dieu, mes enfants, vous donne un beau trépasi»

Mais, qu*entcnd«il7 le tamhour qui résonne;

Il foit au loin patser un bataillon.

Le sang remonte à ton front qui griionne <

Le vieux coursier a senti l'aiguillon, nélas ! soudain tristement il s'écrie :

• C'est un drapeau que je ne connais pas *.

> Ah ! si jamais vous vengez la patrie ,

•Dieu» mes enfants, vous donne un beau trépas.

■Qui nous rendra^ dit cet homme héroïque ,

■ Aux borda du Rhin » à Jemmape , & Fleurus , ■Ces paysans. Gis de la République ,

■Sur la frontière, à sa voix accourus 1

■Pieds nus, sanspain , sourds aux lâches alarmes,

■Tons à la gloire allaient du même pas.

■ Le Rhin lui seul peut retremper nos armes.

a Dieu , mes enfants, vous donne un beau trépas!

• De quel éclat brillait dans la bataille ■Ces habits bleus par la Victoire usési

• La Liberté mêlait a la mitraille

•Des fers rompus et des sceptres brisés.

■Les nations , relues par nos conquêtes , .

■ Ceignaient de fleurs le front de nos soldats. ■Heureux celui qui mourut dans ces fêtes!

■ Dieu, mes enfants, vous donne un beau trépas!

■Tant de vertu trop tôt fut obscurcie.

■Pour s'anoblir nos chefs sortent des rangs;

•Par la cartouche encor toute noircie ,

• La France était alors couverte de drapeaux étran* gers.

«Leur bouche eet prêter» flatter les'tjrfaDi*

» La Liberté' déecrte avec ses arme*;

«D'un trône à l’autre ils font oiTrir leurs bras;

• A notre gloire on mesure nos larmes^

■Dieu, mes enfants, vous donne un beau trépasli

Sa fille alors , interrompant sa plainte ,

Tout en filant , lui chante à demi>voix Ces airs proscrits qui , les fràppant de crainte ^ Out en sursaut réveillé tous les roiA« > . < /

■Peuple , à ton ton'r qne ees chants te réveiUeutI »I1 en est temps, s> dH-il aussi tout bas. < i ■ Puis il répète à’ ses fils qui sommetUent :*

« Dieu, mes enfants, voüs donne un beau- trépas! •

os»saaisi»s|d#tit8¥si»sis»auee<»»*«M»sus»*«»Ma

le' PRiSO'pifNIER. ■ •

Ata de la Batançàfré (d’Ainédée'dC' BèatjÿUn)^

Reine des flots ÿ sur ta barque rapide ,

Vogue en ebantant, au bruit des longs échos.

Les vents sont doux,d-oude est calma etlimpidet Le ciel souri tt vogue, reine des flots.

Ainsi cbame à travers lergrilles ,

Du eiqptif qtii Voit chaque jour;

Voguer la plus belle des filles Sur les flots qui baignent la tour.

Reiue des flots, ete.

Moi , captif à la fleur de Tige •

Dam ce vieux fort inhabité,

“ J'attends chaque jour ton passage Comnïej*attends la liberté.

Reine des flots, etc.

L*eau te réfléchît grande et belle ,

Ton sein Corme |un heureux coolour.

A qui [ta xoile obéit-elle?

Est-«e,au Zéphjr,? est-ce àil’Amour ?

Reine des-flol#, etc.

De quel espoir mon cœur sVnirre!

Tu veux m’afracber de ce fort.

Libre par toi , je vais te suivre :

Le bonheur est sur l’autre bord.

Reine des flots, etc.

Tu t’acrétes:, et ma souÇTranee Semble .niouiUer tes yeux de pleura. •

Hélas 1 aemblable à l’Espérance,

Tu passes, tu fuis , et je meurs.

Reine des flots , etc.

' L'illusion m'est donc ravie !

Blais non ; vers moi tu tends la main.

Astre de qui dépend ma vie ,

Poui* moi tu brilleras demain.

Reine des flots ,* aof ta barque rapide . '

Vogue en chantant i au bruit des> longs èehos Les vents sont doux , l'onde est calme et limpide, Le ciel sourit; j»ogue, reine des flots.

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