‹ Chansons de BérangerChapitre 193 sur 307 · LA VERTU DE LISETTE · texte numérisé non relu

LA VERTU DE LISETTE

Air : J« iogt au quatrihm étage»

Quoi ! de la vertu de Litelte Voua plaiaantex, dames de cour!

EL bien ! d'accord : elle est griaetle , C'est delà noblesse en amour, {hu»)

Le barreau , l’église et les armes ,

De ses yeux noirs font très*grand cas'.' Lise ne dit rien de vos charmes;

De sa vertu ne parlons pas.

D'avoir fait de riches conquêtes L’osex*vous bien railler encor ^

Quand le peuple hébreu dans ses fêtes Vous voit adorer son veau d’ori L'empire a, pour plus d'un service Longtemps soudoyé vos appas.

Lise' est mal avec la police ;

De sa vertu ne parlons pas.

Point de cendre si bien éteinte Qu’elle n’y retrouve du feu : *

Un marquis y dont la vie est sainte y* Veut i la cour la mettre en jeu.

Par elle illustrant son mérite ,

Sur les ducs il aura le pas.

Lisette sera favorite $

De sa vertu ne parlons pas*

Ça, meidameslei dénigraDlei,

Si cel lioiiueur Tient la trouver;

Vous vous direa de ses parentes ,

Vous fei'ea cercle à son lever;

Mais dût son iriomphe et ses suites De joie enfler tous lès rabats.

Se confessât-elle aux jésuites.

De sa vertu ne parlons pas.

Croyea-moi, beautés monarchiques.

Le mot. vertu , dans vos caquets ,

Bessemble aux grands noms historiques Que devant vous crie un laquais.

Les échasses de l*étiquelte Guindent bien haut des cœurs bien bas ;

De la cour Dieu garde Lisette 1 De sa vertu ne parlons pas.

i»its»s<is<is»s»e»i»s>iœeuf s»t»Qas»Q»iasa9»s»s

L’ANGE exilé/

à coBiana oa l***.

Alt : A êoîxantê an$ U ne faut pas remettre.

Je veux , pour vous, prendre un ton moins frivole: Corinne , H fut des auges révoltés.

Dieu sur leur front fait tomber sa parole ,

Et dans Tabime ils sont précipités, (éis.)

DonXf mais fragile ^ un seul, dans leur ruine ,

Contre sei maux garde un puitsant secoura ; (6ti.| Il reste armé de sa lyre divine, '■ l

Ange aux yeux bleus, protégez-moitonjourA.i

L'enfer<mugit d’un effroyable rire ,

Quand , dégoûté de l'orgueil des inéchantS)

L'ange qui pleure an accordant sajlyre ,

Fait éclater ses reipords et ses chgp^.

Dieu d’un regard l^arracbe au gouffre immondsi Mais ici-bas veut qu’il ciiarme nos jqurs.

La poésie enivrera le mpnde.

Auge aux yeux bleus, protégez-moi ,tqujours.

Vers nous il volé en secouant scs ailes, ' '

Comme l’oiseau que l'orage a mouillé.

Soudain la terre entend des voix nouvelles;

Maint peuple erraiit s’arrête émerveillé.

Tout culte alors n'étant que Tharmonie Aux deux jamais Dieu ne dit : Soyez sourds. L’auteLs'épure aux, parCums du génie. • .

Ange aux yeux bleus, protégez-moi toujours.

En vain l'enfer, des clameurs de l’envie Poursuit cet aitge échappé de ses rangs;

De l'homme inculte il aaoucit la' vie ,

Et sous le dais montre au doigt les tyrans.

Taudis qu'à tout sà voix prêtant des charmes .Court jusqu'au pôle éveiller les amours.

Dieu compte au ciel ce qu'il sèche' de* larmes'^ Ange aux yeux bleus, protégez-moi toujours.

Qui peut me dire;où luit «ou auréole? *

De son exil Dieu l'«-Ml rappelé ?

Mais vous chaules, mais votre voix console : Corinne, en vous l’auge s’est dévoilé.

Votre printemps veut des lleuis éternelles; Votre beauté, de célestes atours;

Pour un long vol vous déployés vos ailes; Ange aux yeux bleus, protéges-moi toujours.

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