‹ Chansons de BérangerChapitre 239 sur 307 · PASSEZ, JEUNES FILLES · texte numérisé non relu

PASSEZ, JEUNES FILLES

Air :

Dieu l'quel essaim de jeunes filles Passe et repasse sous mes yeux î Au printemps toutes sont gentilles!

Toutes; mais quoi I me voilà vieux.

Cent fois rcdiM^i^-leiir mon âge :

Les cœurs jeunes sont insensés.

Endossons le manteau du sage.

Passez, jeunes filles, passez.

Voilà Zoé qui me regarde.

Zoé, voire mère, entre nous.

Dirait de combien je retarde Quand vient l’heure du rendei«vous.

Pour uo amant elle est sévère:

S’il ii’ainie trop , U n*aime assez.

Suifez les conseils d*une mère.

Passez, jeunes filles, passez.

Votre grand’mère, aimable Laure, Des amours m’a transmis la loi.

Elle veut l’eQseigner encore ,

Bien qu'elle ait dix ans plus que moi. Au salon ou sur la pelouse,

Laure , jamais ne m’agacez :

Grand’mamun est un peu jalouse.

Passez, jeunes filles, pauez.

Bose , TOUS daignez me sourire.

Eprouvez-vous quelque accideiil ?

Chez vous , la nuit, ai-je ouï dire ,

On surprit un noble imprudent.

Mais la nuit fait place à l’aurore :

Aux maris gaiment vous ebassez.

Pour TOUS je suis trop jeune encore.

Passez, jeunes Glles , passez.

Passez vite, folles et belles;

Un doux feu cause voire émoi.

Craignez que quelques étincelles N'arrivent de vous jusqu’à moi.

Sous les murs d'une poudrière Par le temps presque renversés,

La main devant voire lumière, Passez, jeunes Glles, passez.

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