‹ Chansons de BérangerChapitre 248 sur 307 · LE VIEUX CAPORAL · texte numérisé non relu

LE VIEUX CAPORAL

Al* du Vilain,

En aTantî partez, camarades.

L’arme au bras, le fusil chargé.

J’ai ma pipe et vos embrassades; Venez me donner mon rongé.

J’eus tort de vieillir au service.

Mai* pour vous tous, jeunes soldats.

J’étais un père à l’exercice. (bU.) Conscrits, au pas;

Ne pleurez pas.

Ne pleurez pas;

Marchez au pas,

Au pas, au pas, au pas , au pas !

Un morveux d’ofHrier m’outrage :

Je lui fends!... il vient d’en guérir On me condamne , c’est l’usage;

Le vieux caporal doit mourir.

Poussé d’humeur et de rogomme, Rien n’a pu retenir mon bras.

Puis, mol, j'ai servi le grand homme.

Conscrits, etc.

Digiii.:Bt; by Coogifc

Cou «Sri t« , lie trbqnét-è»

Bras ou jamBe contre une croix.

j*ai gagné la mienne à cés guerres Où nous bousculions tous les rois.

Chacun de tous payait à boire Quand je racontais nos combats.

Ce que c’est pourtant que la gloire!

Conscrits, etc.

Robert , enfant de mon rillagc , Retourne garder tes moutons.

Tiens, de ces jardins rois l’ombrage:

Atril fleurit mieux nos cantons.

Dans nos bois , sourent dès Tauiore

J Vi déniché de frais appas.

Bon Dieu l ma mère existe encore !

Conscrits’, etc.

Qui là-bas sanglote et regarde?

Eh ! c’est la rente du tambour.

En Russie , à Tarrière-garde ,

J’ai porté son fils nuit et jour.

Comme le père , enfant et femme Sans moi restaient sous les frimas.

Elle ra prier pour mon ame.

Conscrits , etc.

Morbleu ! ma pipe s’est éteinte.

Non pas encore.. i Allons, tant mieux.

Nous allons entrer dans l’enceinte;

Çà , ne me bandex pas les yeux.

Blés amis, fôché 4e la peine.

' Sortoul ne tiret point trop ba«.\ . ,

Et qu’au pays Dieu tous Amène!

Conscrits, su pas;

Ne pleures pas, ^

Ne pleures pas; i

Marches au pas, <

Au pas, BU pas, au pas, au pas!

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