‹ Chansons de BérangerChapitre 255 sur 307 · LES CONTREBANDIERS · texte numérisé non relu

LES CONTREBANDIERS

CUANSON ADRBSSÉB À H. J08BPU BIEXARO , u6pVT6 DO TAB , AOTBDR DD BOB flBRS D*DIt HOVKB DB RIBN.

Air : Cétte ehaumürê-tà vaut un palaù.

Malheur y malheur aux commis !

A nous, bonheur et richesse I Lè peuple à nous s^ntéresse :

Il est de nos amis.

Oui, le peuple est partout de nos amis;

Oui , le peuple est partout, partout de nos amis

Il est minuit. Çà, qu'on me suive, ' Hommes, pacotille et mulets.

Marchons , attentifs au qui>vive.

Armons fusils et pistolets.

Les douaniers sont en nombre :

Mais le plomb n'est pas cher;

£t l’on sait que dans .l’ombre Nos balles verront clair.- Malheur, etc.

Camarades . la noble vie !

Que de hauts faits à publier !

Combien notre belle est ravie Quand l’or pleut dans soii.tablierl Château, maison, cabane.

Nous sont ouverts partout.

Si la loi nous condamne ,

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Le peuple nom abiout.

Malheur, etc.

Bravant neige, froid , pluie , orage.

Au bruit dea torrents nous dormons.

Ab ! qu*on aspire de courage Dans l*air pur du sommet des monts!

Oiilies à nous connues ,

Cent fois tous nous Toyes La tête dans les nues Et la mort sous nos pieds.

Malheur, etc.

Aux échanges Thomme s’exerce ;

Mais l'impôt barre les chemins.

Passons: c’est nous qui du commerce Tiendrons la balance en nos mains.

Partout la Proridence Veut, en nous protégeant.

Niveler l’abondance ,

Eparpillez l’argent.

Malheur , etc.

Nos gouvernants , pris de vertige , Des biens du ciel triplant le taux , Font mourir le fruit sur sa tige,

Du travail brisent les marteaux.

Pour qu’au loin il abreuve Le sol et l’habitant ,

Le bon Dieu crée un fleuve :

Us en font un étang.

Malheur , etc.

Quoi ! l'on veut qu'uni 4e langage , Aux mêmeB loii longtemps soumia»

Tout peuple qu’un traité partage Forme deux peuples d'ennemis*

Non; grâce â notre peine.

Iis ne vont pas en vain Filer la même laine ,

Sourire au même vin.

Blalbeur , etc.

A la frontière où l'oiseau vole ,

Rien ne lui dit : Suis d'autres lois.

L’été vient tarir la rigole Qui sert de limite à deux rois.

Prix du sang qu’ils répandent, Là, leurs droits sont perçus.

Ces bornes qu’ils défendent.

Nous sautons par>dessus. Malheur , etc.

On nous chante dans nos campagnes, Nous , dont le fusil redouté ,

En frappant l’écho des montagnes, Peut réveiller la liberté.

Quand tombe la patrie Sous des voisins altiers , Mourante elle s’écrie :

A moi, contrebandiers!

Malheur 1 malheur aux commis!

A nous , bonheur et riehesse 1 Le peuple à nous s’intéresse :

Il est de nos amis.

Oui , le peuple est partout de nos amis;

Oui , le peuple eit partout, partout de nos amis.

S QQiQ SiQ#e

GOTTON.

Ara des Cancans.

Deux rieilles disaient tout bas :

Belsébuib prend ses ébats.

Voyez en robe, en manteau , Gotton, serrante au château.

C’est par*ci , c'est parlà , Trala , trala , tralala.

C’est par*cî , c’est par>là, Cest le diable en falbala.

Son maître est jouet d’un sort; Oui , de l’enfer elle sort.

Gageons que son brodequin Nous cache un pied de bouquin.

C'est par-ci , etc.

Au vieux baron dès qu’elle eut Fait abjurer son salut,

Golton, rouge de bonheur,

Se créa dame d'honneur.

C'est par-ci , etc.

Bien que le chemin soit long De la cuisine au salon.

J’en viens , dit>elle , à mes fins t Dormons tard dans des draps fins.

• C’est par-ci ♦ etc.

Depuis lors, certain valet , N’ouvrant qu’un coin du volet,

Au lit, d’un air écbaulFè ,

Porte à Gotton son café.'

C’est par-ci , etc.

Au château tous empâtés ,

0ue d’ânes elle a bâtés 1 Notre maire , qui l’a fait?

Gotton et le sous-préfet..

C'est par-ci , etc.

A l’église , Dieu ! quel ton 1 Suisse , au banc menez Gotton ,

Pour lorgner le sacripant Qu’ellc-méme a fait serpent.

C’est par-ci , etc.

Mais quoi ! l’infâme , aux jours gras, Du beau curé prend le bras { L’appelle petit coquin Et l’habille en arlequin !

C’est par-ci , etc.

Elle a tout: meubles, chevaux.

Bals, festins, atours nouveaux; Biche , on l’accueille en tout lieu.

Puis, courez donc prier Dieu!

'C*csl par-ci, etc.

L’enfer donne à ses sappôts Trésors , plaisirs et repos.

J'en conclus qu’il est écrit Que Gotton est rAnlechrist. - C’est par-oi, c’est par ti,

Trala , trala , tralala. «

C'est par*ci , c’est par-là C’est le diable en falbala.

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