LES CONTREBANDIERS
CUANSON ADRBSSÉB À H. J08BPU BIEXARO , u6pVT6 DO TAB , AOTBDR DD BOB flBRS D*DIt HOVKB DB RIBN.
Air : Cétte ehaumürê-tà vaut un palaù.
Malheur y malheur aux commis !
A nous, bonheur et richesse I Lè peuple à nous s^ntéresse :
Il est de nos amis.
Oui, le peuple est partout de nos amis;
Oui , le peuple est partout, partout de nos amis
Il est minuit. Çà, qu'on me suive, ' Hommes, pacotille et mulets.
Marchons , attentifs au qui>vive.
Armons fusils et pistolets.
Les douaniers sont en nombre :
Mais le plomb n'est pas cher;
£t l’on sait que dans .l’ombre Nos balles verront clair.- Malheur, etc.
Camarades . la noble vie !
Que de hauts faits à publier !
Combien notre belle est ravie Quand l’or pleut dans soii.tablierl Château, maison, cabane.
Nous sont ouverts partout.
Si la loi nous condamne ,
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Le peuple nom abiout.
Malheur, etc.
Bravant neige, froid , pluie , orage.
Au bruit dea torrents nous dormons.
Ab ! qu*on aspire de courage Dans l*air pur du sommet des monts!
Oiilies à nous connues ,
Cent fois tous nous Toyes La tête dans les nues Et la mort sous nos pieds.
Malheur, etc.
Aux échanges Thomme s’exerce ;
Mais l'impôt barre les chemins.
Passons: c’est nous qui du commerce Tiendrons la balance en nos mains.
Partout la Proridence Veut, en nous protégeant.
Niveler l’abondance ,
Eparpillez l’argent.
Malheur , etc.
Nos gouvernants , pris de vertige , Des biens du ciel triplant le taux , Font mourir le fruit sur sa tige,
Du travail brisent les marteaux.
Pour qu’au loin il abreuve Le sol et l’habitant ,
Le bon Dieu crée un fleuve :
Us en font un étang.
Malheur , etc.
Quoi ! l'on veut qu'uni 4e langage , Aux mêmeB loii longtemps soumia»
Tout peuple qu’un traité partage Forme deux peuples d'ennemis*
Non; grâce â notre peine.
Iis ne vont pas en vain Filer la même laine ,
Sourire au même vin.
Blalbeur , etc.
A la frontière où l'oiseau vole ,
Rien ne lui dit : Suis d'autres lois.
L’été vient tarir la rigole Qui sert de limite à deux rois.
Prix du sang qu’ils répandent, Là, leurs droits sont perçus.
Ces bornes qu’ils défendent.
Nous sautons par>dessus. Malheur , etc.
On nous chante dans nos campagnes, Nous , dont le fusil redouté ,
En frappant l’écho des montagnes, Peut réveiller la liberté.
Quand tombe la patrie Sous des voisins altiers , Mourante elle s’écrie :
A moi, contrebandiers!
Malheur 1 malheur aux commis!
A nous , bonheur et riehesse 1 Le peuple à nous s’intéresse :
Il est de nos amis.
Oui , le peuple est partout de nos amis;
Oui , le peuple eit partout, partout de nos amis.
S QQiQ SiQ#e
GOTTON.
Ara des Cancans.
Deux rieilles disaient tout bas :
Belsébuib prend ses ébats.
Voyez en robe, en manteau , Gotton, serrante au château.
C’est par*ci , c'est parlà , Trala , trala , tralala.
C’est par*cî , c’est par>là, Cest le diable en falbala.
Son maître est jouet d’un sort; Oui , de l’enfer elle sort.
Gageons que son brodequin Nous cache un pied de bouquin.
C'est par-ci , etc.
Au vieux baron dès qu’elle eut Fait abjurer son salut,
Golton, rouge de bonheur,
Se créa dame d'honneur.
C'est par-ci , etc.
Bien que le chemin soit long De la cuisine au salon.
J’en viens , dit>elle , à mes fins t Dormons tard dans des draps fins.
• C’est par-ci ♦ etc.
Depuis lors, certain valet , N’ouvrant qu’un coin du volet,
Au lit, d’un air écbaulFè ,
Porte à Gotton son café.'
C’est par-ci , etc.
Au château tous empâtés ,
0ue d’ânes elle a bâtés 1 Notre maire , qui l’a fait?
Gotton et le sous-préfet..
C'est par-ci , etc.
A l’église , Dieu ! quel ton 1 Suisse , au banc menez Gotton ,
Pour lorgner le sacripant Qu’ellc-méme a fait serpent.
C’est par-ci , etc.
Mais quoi ! l’infâme , aux jours gras, Du beau curé prend le bras { L’appelle petit coquin Et l’habille en arlequin !
C’est par-ci , etc.
Elle a tout: meubles, chevaux.
Bals, festins, atours nouveaux; Biche , on l’accueille en tout lieu.
Puis, courez donc prier Dieu!
'C*csl par-ci, etc.
L’enfer donne à ses sappôts Trésors , plaisirs et repos.
J'en conclus qu’il est écrit Que Gotton est rAnlechrist. - C’est par-oi, c’est par ti,
Trala , trala , tralala. «
C'est par*ci , c’est par-là C’est le diable en falbala.
«H— a»s»a»6»e»a»s»Q»c»o»»»9»c»a»o»ata»a»i»9»s