NOTRE COQ
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8BBGK5T AUX CHAfISEl'RS d'aFRIQVE.
Aib : Madelon s’en fut. à Borne., tonder on faine, touderonton. *
Notre coq, d'humeur active,
Las d’Alger, s’écrie : Il faut Que jusqu’au bon Dieu j’arrive.
Pour voir s’il s’endort làdiaut.
J’ai réponse à tout qui-vive.
Co, CO, coquerico.
France , remets ton shako.
Coquerico, coquerico.
Oui, jusqu'au ciel je m’envole,
Sans permis des généraux.
Heureux, si mon chant racole Des âmes de vieux héros I De leur gloire je raffole.
Co, co, coquerico.
France, remets ton shako.
Coquerico, coquerico.
Que ces étoiles sont belles!
Et les cieux, comme ils sont grands !
Ces planètes seraient-elles Un bon mets de conquérans?
Qu’à nos gens poussent des ailes 1 CO) CO, coquerîco.
France, remets ton shako, Coquerico, coquerîco.
Dans Vénus j’entre à la brune; Blars m’attire à scs tambours.
Chez Mercure, la Fortune Gare butors * et Tautours.
Que d’avocats dans la lune]
Co, co, coquerîco.
France, remets ton shako.
Coquerico, coquerico.
Du soleil je fends la voûte.
Dieu! l’Empereur m’apparaît I «Tu veux un guide, sans doute?
«Tiens, dit-il, mon aigle est prêt «Du ciel il connaît la route, s Co, co, coquerico.
France, remets ton shako. Coquerico, coquerico.
Nous partons, et dans nos traites L’aigle SC plaît à conter Batailles, sièges, retraites;
Si bien que, pour l’écouter, S’arrêtent plusieurs comètes.
Co, co, coquerico.
France, remets ton shako.
Coquerico, coquerico.
Butors, oiseaux de proie.
Vient un parfum qui nous flatte :
« Au Paradis nous voilà, »
Dit l'aigle ; a à la porte gratte :
> lion père, quittons-nous là.
• Adieu, serrons-nous la patte.»
Co, eo, coquerico.
France, remets ton sbako.
Coquerico, coquerico.
Qui fume à cette fenêtre ?
C’est saint Pieri*c. 11 me dit : « Coq,
• Aucun des tiens ne pénètre
• Chez nous que pour pendre au croc.
• Vos chants m’ont trop fait conuaitre. »
Co, co, coquerico.
France, remets ton shako.
Coquerico, coquerico.
Passe un auge qui raconte Le refus du vieux commis.
• Cours, dit le bon Dieu ; qu’il monte,
• Ce coq est de mes amis. ■
J’entre, et Pierre en meurt de honte.
Co, co, coquerico.
France, remets ton shako.
Coquerico, coquerico.
• Mange et bois dans mon aiguière, > Dit le bon Dieu, fort à point.
■ Çàl parmi vos gens de guerre,
• De moi ne médit-ou point?
«— De vous ils ne parlent guère. »
Co, CO, coqucrico.
Fronce, remets ton shako.
Coquerico, coquerico.
Mais quoi! le bon Dieu se fâche f «Coq, ne désertes-tu pas?
»— Corbleu 1 suis je donc un lâche?
»— Non : mais retourne là-bas;
).Tu ii’as point ûni ta lâche. ■
Co, CO, coquerico.
France, remets tou shako.
Coquerico, coquerico.
«Sous le drapeau tricolore >»Va réchauffer cœurs et bras.
))lJe vous j'ai besoin encore.
»Coq, bientôt tu chanteras »Le réveil avant l’aurore. *
Co, co, coquerico.
France, remets ton shako.
Coquerico, coquerico.
L’oiseau, prompt comme la foudre, Rentre au quartier général,
Disant : « L’on en va découdre; »Dieu fait seller son cheval;
»Les anges font de la poudre. .
Co, co, coquerico.
Fronce, remets ton shako.
Coquerico, coquerico.
De ce récit Yèridique,
C'est moi, Jacques Dubuisson,
Sergent aux cliasseurs d’Afrique,
Qui composai la chanson.
Appronez'Cn la musique.
Co, CO, coquerico.
France, remets ton shako.
Coquerico, coquerico.
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