‹ Chansons de BérangerChapitre 297 sur 307 · L’ABBESSE D’UN COUVENT · texte numérisé non relu

L’ABBESSE D’UN COUVENT

COMME IL T EN S BNCOItB BEACCOOP.

Air : Pomme de reinette et pomme d'api.

Sortez vite et rentrez souvent;

Le jour baisse.

Serves votre abbcase :

Mes filles, malgré pluie ou vent, En avant,

Pour l’honneur du couvent.

L^eure est propice :

Jeunes bouris.

Que tout Paris Vous trouve à son service.

Qu'on m'obéisse;

Vingt ans entiers J'ai fait l'office

Dans les plus beaux quartiers.

Ne ries pas,

Oui, mes appas Ont mis au pas La ville et la proviocc.

Ducs et milords Pleuraient alors ,

Et plus d'un prince M’honora de sou corps.

Sortes vite , etc.

De votre ancienne Apprenez l'art;

Mettez du fard Et du rouge qui tienne.

Grosse Adrienne, Parfumez-vous ;

Madame Etienne,

On voit vos cheveux roux; .Niua, le soir,

Scball ni mouchoir:

Qu’oa puisse .toit . La gorge blanche et grasse :

Vous, PatUéla,

Cachet cela,

Et qu*0D fous fasse D’autres reins que ceuz>la.

Sortez vite , etc.

Que tout rapporte.

Vous serez huit Jusqu'à minuit De garde sur la porte.

Qu’une autre sorte.

Carton eu main ,

Et fasse en sorte Qu’on l'accoste en chemin. ‘ Citez Maréchal J'enfoie au bal Trois des moins mal, - Autant au Vaudefille,

Et tiens à part Pour maint richard,

En femme' habile ,

Des f ierges de hasard.

Sortez fite,'etc»

L'œil d'une fille Juge à l’habit De l’acabit

Des gens qu'elle émoustille,

. Tout fieux qui brille

Bonue aux catiuat Saus crainte on pille Bel cagots libertins.

A nos prélats f Be jeûne las*

Bieu veuille, liélasi Keiidrc des bénéfices I Quand chacun perd , Qui paîra cher,

Hors des novices Ou quelque duc et pair?

Sortez vite , etc.

L*art de complaire A tous les goûts Boit parmi vous Être l’unique affaire.

Un mousquetaire Va tout de boni Mais qu’il faut faire Be frais pour un barbon 1 Vous traitflt'On Comme uu jeton , Souffrez ce ton; Chacun a sou système.

Il faudrait pour Les gens de cour,

Be sexe même Changer dix fois par jour.

Sortez vite, etc.

Allez séduire

Sage* et foua:

Laifsons de noua Les duchesses médirei *

Nous pouTons rire Nous qui plaisons:

L’envie aspire A perdre nos maisons.

Mais nos talents,

Plus que galants ,

Sont désolants Pour les prudes lubriques.

Rien ne nous vaut.

Livrons assaut Même aux pratiques Des catius comme il faut.

Sortez vite et rentrez souvent!

Lejour baisse ,

Servez votre abbesse :

Mes Allés, malgré pluie ou vent, En avant

Pour l'honneur du couvent.

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