PRÉFACE
lier le litre des chansons supprimées par le censeur.
LB <;E!«SeOR.
Vous n’avex pas dû penser que cela passerait à la censure ?
COLLÉ
Elles ont bien passé ailleurs!
LB cbnsbdr.
Raison de plus.
COLLÉ
PardoiincB : je ne connaissais pas bien encore les raisons d'tiii censeur.
LR CBNSBUS.
Examinons avec sang-froid les deux genres de chansons qui m'ont contraint à la sévérité. D'abord , pourquoi , dans les vaudevilles, mêlez-vous toujours quelques traits desai-lre relatifs aux circonstances?
COLLÉ
Que ne me'demandez-vous plutôt pourquoi je fais des vaudevilles? La chanson est essentiellement du parti de l’opposition. D’ailleurs , en frondant quelques abus qui n'en seront pas moins éternels, en ridiculisant quelques personnages à qui l’on pourrait souhaiter de n'étre que ridicules, ai-je insulté jamais à ce qui a droit au respect de tons? Le respect pour le souverain parait-il me coûter?
LE CE^BCR.
Mais les ministres, monsieur, les ministres ! Si , à Naples, l’on peut sans danger ofTcnser la Divinité, il n’y fait pas bon pour ceux qui parlent mal de saint Janvier.
COLLÉ
Je le conçois; à Naples, saint Janvier passe pour faire (les miracles.
PHéFACE.
LB CBBIBVB.
Vous y seriei aussi incrédule qu’à Paris.
COLI.é.
Dites aussi clairroyant.