‹ Chansons de BérangerChapitre 303 sur 307 · LE CAS DE CONSCIENCE · texte numérisé non relu

LE CAS DE CONSCIENCE

Aia : vous préUrai mon manchon, ( De Laujon. '

Zoé, de Totre sœur cadette Que Toulez-Tous entre deux draps?

Que sans chemise je me mette?

Fi ! ma soeur, tous n'y pensez pas.

Mais à Tos fins TOUS Toilà parTenue,

Et tous baisez ma gorge nue.

Vous me tiraillez,

Me chatouilles, M'émoustillex;

Mais au fond ce u*estrlen.

Je le sens Lien ;

Mais au fond ce n'est rien.

Pour vous en prendre à notre sexe, Avez-vous ini.s l'autre aux ahois^ C'ebt peu que votre main nie vexe, Vous usez pour vous de mes doigts:

La tête aux pieds la voilà qui se couche , Ciell où'inetti z-vous votre bouche?

Ah I pour une sœur ,

Quelle noirceuri Quelle douceur 1 Mais au fond ce n'est rien.

Je le sens bieni Mais au fond ce n'est rien.

Bougirions«nous, je le demande,

Si nos amants pouvaient nous voirl Pourtant il faut que je vous rende Le plaisir que je viens d’avoir.

Je m'enhardis: car jamais, je ne sache. Je n'ai baisé d'homme à moustache Ahl nous jouissons,

Et des garçons Nous nous passons.

Mais au fond ce n'est rieu.

Je le sens bien :

Mais au fond ce n'est rien.

Ne croyez paa que je contracte Ce goût déji trop répandu :

C’est bon pour amuser l'entr'acte Quand le grand acteur est rendu.

Ce que je crains, û sceur trop immodeste I C’est d’aroir commis un inceste.

Peut-être est-ce un cas Dont uos prélats Ne parlent pas t Car au fond ce n’est rien ,

Je le sens bien;

Car au fond ce n’est rien.

L'AGCOUCHENENT.

AcciDBiiT Ataivi k tma villi vaaToansa.

Aia : Js veux être un chien.

Maman] que je souflre à l’endroit Où décemment je mets le doigt.

Vite, il faut qu'on me déshabille 1 Moi, qui tiens si fort à l’honneur, M’arrirerait-il un malheur?

Ab I fîcbe ! ab ! chien I Non , je n’y conçois rien :

Mais j’accouche . fui d'honnête fille.

Pourtant je ne grossissais pas,

Je n’arais qu’un peu plus d’appas ,

Ça complétait ma pacotille.

La vertu m'avait réuul • •a Dieux!... l’accoucheur est>il ici?

Ah ! fiche I etc.

Cela me vint*il en dormant)

Ou par reflet du senti ment?

Car* moi, c’est par là que je hrille.

Serait'Ce mon baron perclus?

Bien!... s'il avait ce qu'il u'a plus.

AhI fiche ! etc.

N'est'ce pas un soir que , fort tard ,

Sur ma porte un galant hussard

En passant me trouva gentille? I

Il n'a tenté qu'un faible essai...

J’étais retroussée, il est vrai.

. Ah 1 fiche I etc.

Ce n'est pas mon Italien :

Il m'a prouvé son goût trop bien;

11 n'aura jamais de famille.

A sa guise il était reçu...

M’eût-il trompée à mon insu?

Ahl bigre 1 etc.

Vives donc de privations!

Prenes donc des précautions!

Sans la sauce manges l'anguillet Beau moyen et bien éprouvé I J'en suis pour un enfant trouvé.

Ah J fiche! ahl chien 1 Non , je n*y conçois rien :

Mais j'accouche, foi d’honnête fille.

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