LE TOUR DE RONDE
Al B : R'ii, r*tan , tambour battant.
Vot’ caporal a fait sa rende,
Mon commandant, il est minuit.
Sur r rempart j’ai trouvé tout 1* monde. Mais sachea c’ qu*on y fait sans bruit:
Vous ët*s curieux, j'ai d' la malice (
Et j* fil’ tout r long des parapets,
R’ii, rnan!
Pour voir si l’on fait ben l’ service ,
Et si j* pouvons dormir en paix.
D’abord, j* découvrons sans lunettes,
Suson qu’ j’entret'nais proprement;
Dans un coin ell’ tient les baguettes De deux tambours do régiment.
De leur caisse elle fait l’office.
Et j’ fil’ tout l’ long des parapets,
R’Ii, r’Ian!
Pour voir si l’on fait ben 1’ service,
Et si j* pouvons dormir en paix.
Plus loin, j’ trouvons madam’ vot’ mère Sous iiot’ aumônier Goupillon;
J’ dis: Vous boucbei un’ brèch’, not’ père, Par où pass’rait un bataillon.
Craignes encor qu’ l’enu’mi n’ s'y glisse
Et j' fil* tout r long des parapeu ,
ani, ratan t -
Pour Toir si l^on fait ben T serricoi Et si j' pouTom dormir on paix.
Dans l' quartier de l’artillerie,
La manœuvre s’ fait Joliment ;
J’ voyous un’ pièce beu servie.
Et j’ la r'connaissons au mouv’ment.**
C’est ma femm’ qu’est en exercice...
Et j’ ar tout l’ long des parapeU , R'li,r’lau!
Pour voir si l’ou fait ben 1* semoe.
Et si j’ pouvons dormir en paix.
Mon commandant, j' vous vois sourire;
- Mais, près du château v’ià qu’ j’entends Une douo’ voix qui disait i • Tiret » Apprends la charge en douae temps. > C’est TOt* femm’ qui dresse un jeun* Suisse. Et J’ ûl* tout r long des parapets,
R’ii, r’iaut
J’ vois que partout on fait 1! service^
Et que j’ pouvons dormir en paix.