LES CONSOLATIONS
Aïs : Il Hait una flUtte Qui n*avait pat plut d* quinza ans.
Marton , puisque ta maîtresse Bl'abandonne i ma douleur.
Sur le lit de la traîtresse...
Prends pitié de mon malheur.
Va bien , ta bien , ma petite , Console-moi vite.
Sophie , en ce moment fatal ,
Comble les voeux de mon rival.
Ahl âlarion, malgré tes appas.
Non, non, je n’y survivrai pas.
Ce lit même où jè te pretie Est témoin qaei Pautre jour y D*une éternelle tendresse Elle assurait mon amour.
Va bien, va bien, ma petite} Console>nioi vite.
Un autre lit} dans ce moment} L'entend faire un pareil serndent ■ Abl Marton, malgré tes appas }
Non } non , je n*y surTirrai pas!
Marton, pardonne à mes larmes } Hélas! ton sein trop charmant Me rappelle tous les charmes De l’objet de mon tourment.
Va bien } va bien , ma petite } ConsoIe>moi vite.
Ta maîtresse à l’amant qui l’a En montre deux comme ceuz-li.
AhI Marton, malgré tes appas }
Non, noU} je survivrai pas!
Lorsque tu te mets en nage Pour eflTacer tant d'attraitS}
Ton adroit libertinage Semble augmenter mes regrets.
Ta bien } va bien} ma petite , Console«moi vite.
Aujourd’hui, Sophie est} crois-moi, Non moins iudéceote que toi.
Abl Martou , malgré tes appas,
Non, non, je n’y survivrai pasl
Combien dans ses lacs perOdes J'ai fait dVfforU Imprudents!
L'amour et les oanUiarides M’ont rentfois mis sur les dents.
Va bien, va bien, ma petite, CooBole>moi vite.
De peur qu'on la laisse en cLemin, A cette heure elle y met la main.
Ahl Marton, malgré tes appas, Non , non , je n'y survivrai pasl
Contre le mal qui m’oppresse Que tes efforts Sont puissants!
lise calme et ma tristesse Tire à sa fin , je le sens.
Va bien, va bien, ma petite, Console>moi vite.
Mais à ton tour tu sens combien Mon cœur s'épanche dans le tieol Ah! Marton , grâce à tes appas.
Je crois que je n’en mourrai pas.
IFIN.