‹ Chansons de BérangerChapitre 305 sur 307 · LA ROMANCE DE JUSTINE · texte numérisé non relu

LA ROMANCE DE JUSTINE

A» : D’un époux rhériia tendresse. (Adolphe et Clara.

L’autre jour la tendre luetine Chantait, eu courant le gibier ,

Les amours du Taillant Ogier ,

Qui Ta combattre en Palestine, par ces mots, cent fois répétés.

Elle interrompait sa romance:

■ Montée chez moi. messieurs, montezi •J’ai des appas, messieurs, tâtez.

• Venez, nous ferons eonnaiiisance.

■ J’aurai beaucoup de complaisance, ■Beaucoup , beaucoup de complaisance -

Par respect pour sa noble dame.

Disait Justine en roucoulant.

De la France Ogier s'exilant Au désespoir lirrait son âme.

Sa dame, par ses cruautés.

Le contraint à fuir sa présence.

■ Montez chez moi , etc. >

J’adore, bêlas I ma suzeraine,

S’écrie Ogier, Tersant des pleurs.

J’ai fait triompher ses couleurs.

Sans la Toir sensible à ma peine.

Sous ses yeux chers et redoutés Mourir était mon espérance.

■ Montez chez moi, etc. >

Mais je pars, ô dame chérie I J’accomplis un ordre inhumain:

Pour avoir baisé f otre main ,

Vous m’exilrz de ma patrie I De tant de soupirs rejetés

Qu’un loupir loit la récotnpeniel t Montes ches moi , etc. •

Il s’embarque, et, plein de ta flamme, Ofcier périt dans l’Orient.

Chaque nuit , un spectre elTrajant Vient baiser la main de sa dame.

De Tos amants, jeunes beautés.

Ne rebutes pas la constance.

tMontescbes moi, messieurs, montext B J’ai des appas, messieurs, tâtes.

sVenes, nous ferons connaissance, sj’aurai beaucoup de complaisance, sBeaucoup, beaucoup de complaisance. »

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