‹ Chansons de BérangerChapitre 38 sur 307 · LE BON FRANÇAIS · texte numérisé non relu

LE BON FRANÇAIS

CHIXSON CHAKT&S DBTAHT DM AIDI^ D« CAMP DB L^aUPBBBOa ALBXARDBB.

( UAI 1814. )

Aix : l'ont un curé patriote.

J'aime qu’un Russe soit Russe Et qu'un Anglais soit Anglais.

Si l'on est Prussien en Prusse ,

En France soyons Français.

Lorsqu'ici nos cœurs émus Comptent des Français de plus*,

• H est nécessaire de rappeler que H. le comte d’Artois ovaitdit ; sll n'y a rien de changé en France; il n'y a qu'un Français de plus. ■

^ÊÈ-

Me« aniin, niea amii)

Soyons de notre pays ,

Oui, soyons de notre p>ys.

Oharlos-Quiiit portait envie A ce roi plein de valeur * ,

Qui s'écriait i Pavie :

Tout tst perdu fore l'honneur I Consolons par ce mot-là Ceux que le nombre accabla.

Mes amis, etc.

Couis , dit'on, fut sensible*' Aux nialbeurs de ces guerriers pont Pliiver le plus terrible A seul flétri les lauriers*

Près des lis qu’ils soutiendront, Ces lauriers reverdiront.

Mes amis, etc.

Encbalné par la souAVauce,

Un roi fatal aux Anglais *“

A jadis sauvé la France Sons sortir de son palais.

On sait, qyand il le faudra ,

* François T®'.

** Les joui nnux du temps raconlèr* ntque, sur une lettre du roi, l'empereur Alexandre avait promis de renvoyer en France tons les prisonniers faits sur nous ' dans la malheureuse campagne de Russie.

••• Charles V, dit le Sage”

Sur qui Louic s’appuîra Hei amis, etc.

Redoutons Panglomanie,

Elle a déjà gâté tout.

N’allüiis point en Germanie Chercher les règles du goût.

N'empruntons à nos voisins Que leurs femmes et leurs vins. Mes amis, etc.

Notre gloire est ians seconde :

Français.' où sont nos rivaux?

Nos plaisirs charment le monde Eclairé par nos travaux.

Qu'il noos vienne un gai refrain , Et voilà le monde en train I Mes amis, etc.

En servant notre patrie ,

Où se fixent pour toujours Les plaisirs et l'industrie,

Les beaux*arts et les amours, Aimons, Louis le permet.

Tout ce qu'Hcnri*Quatre aimait.

Mes amis, mes amis, Soyons de notre pays.

Oui, soyons de notre pays.

• Le roi avait dit, à Saint-Ouen, aux maiéchanx Masséna, Mortier, Lefèvre , Ney, etc. , qu’il s appuierait sur eux.

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