‹ Chansons de BérangerChapitre 39 sur 307 · REQUÊTE · texte numérisé non relu

REQUÊTE

PBÉBINTÉB Fin LIS CHIKNS DI QUil.lTKy POCI OITIMH qo'OK LIUH RB7CDI l'eNTRÉB I.IBRB AV JARDIK OBJ TOILERIES.

( JVIN 181^. )

Air : "Faut d* la vertu, pat trop rCon faut.

Puisque le tyran est à bas, Laisses-nous prendre nos ébats

Aux maîtres des cérémonies Plaise ordonner que y dès demain , Entrent sans laisse aux Tuileries Les chiens du faubourg Saint'Gerniain.

Puisque ) etc.

Des chiens dont le pa?é se couire Distinguex'iious à nus colliers :

On sent que les honneurs du Louvre Iraient mal à ces roturiers.

Puisque y etc.

Quoique toujours, sous son empire, L'usurpateur nous ait chassés,

Nous avons laissé, sans mot dire Aboyer tous les gens pressés.

Puisque, etc.

Quand sur son règne nn prend des notes. Grâce pour quelques chiens félons I Tel qui longtemps lécha ses bottes,

Lui mord aujourd’hui les talons.

Puisque, etc.

En attrapant mieux que des puces,

On a TU carlins et bassets Caresser Allemands et Busses,

CouTerts encor du sang français.

Puisque, etc.

Qu’importe que, sûr d’un gros lucre, L’Anglais dise aToir triomphé 1 On nous rend le morceau de sucre.

Les chats reprennent leur café.

Puisque, etc.

Qua^id nos daines reprennent rite Les barbes et le caraco.

Quand on refait de l’eau bénite, Remcttex*nousin $ta1u quo.

Puisque, etc.

Nous promettons, pour cette grâce.

Tous , hors quelques barbets honteux,

De sauter pour les gens en place.

De courir sur les malheureux.

Puisque le tyran est à bas,

Laissezmous prendre nos ébat".

rsw

BEAUCOUP D’AiMOUR.

Muiique d« U. D» fVilhtm,

Malgré U voix de la aageue ,

Je voudrais amasser de Tor;

SoudatD aux pieds de ma maîtresse J'irais déposer mon trésor.

Adéley'à ton moindre caprice Je satisferais chaque jour.

Non, non, je n'aî point d'avarice,

Mais j’ai beaucoup, beaucoup d’amour.

Pour iininortaliscr Adèle Si des chants m’étaient inspirés ,

Mes vers, oû je ne peindrais qu’elle,

A jamais seraient admirés.

Puissent ainsi dans la mémoire Nos deux noms se graver un jour I Je n’ai point l’amour de la gloire,

Mais j’ai beaucoup, beaucoup d’amour.

Que la Providence m’élève Jusqu’au trône éclatant des rois,

Adèle embellira ce rêve;

Je lui céderai tous mes droits.

Pour être plus sûr de lui plaire.

Je voudrais me voir une cour.

D’ambition je ii’on ai guère.

Hais j’ai beaucoup, beaucoup d’amour.

Mais quel vain détir m'imporluiie I Adèle comble tous mes tobux.

L'éclat, le renom , la fortune ,

Moins que l’amour rendent heureux.

A mon bonheur je puis donc croire ,

Et du sort braver le retourl Je n’ai ni bien, ni rang, ni gloire,

Mais j’ai beaucoup, beaucoup d’amour.

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