LE JOUR DES MORTS
Aia : Mirliton. ( Les deux premiers ters de l’air sont
doublés.) '
Amis , entendes les cloches.
Qui, par leurs sons gémissants,
Nous font de bruyants reproebes
Sur nos rires indécents.
11 est des âmes en peine,
Dit le prôlrc intéressé :
vu
C'est le jour des morls , iniriitoU| iiiirlitaiuc;
RêquU$cant in pac» 1
Qu^en ce jour la poésie
Sème les tombeaux de Heurs (
Qu’à nos yeux l'hypocrisie
Les arrose de ses pleursf
Je chante au sort qui m'entraîne
Sur les traces du passé :
C'est le jour des morts , etc.
Méchants, redoutez les diables;
Mais qu'il soit un paradis
Pour les filles charitables.
Pour les buveurs francs amis ;
Que saint Pierre aux gens sans haine
Ouvre d'un air empressé :
C’est le jour des morts , etc.
Le souvenir de nos pères
Nous doit-il mettre en souci?
Ils ont ri de leurs misères; Des nôtres rions aussi.
Lise n'est point inhumaine;
Mon flacou n'est point cassé :
C'est le jour des morts, etc.
Je ne feux point qu^on me pleure, Moi f le boute-en-train des fous.
PuUsA-je I à ma dernière heure.
Voir nos Ris plus §ais que nousl Qu'ils chantent à perdre haleine ,
Sur le bord du grand fossé:
C’est le jour des morts, mirliton, inirlitaine: R0quie$eaiit in pae* I
>a>»s»a»e»<»a»e#e»e»s»a»a#eteiae»o— »»—a<*ae»
LA CENSURE
cHAifsoïc orr noüaOT vahuscsits kv vois d'aoot 1814,
Ain : Qu*ett-Cê que ça m’ fait à moi?
Que sous le joug des libraires ,
On lirrc encor nos auteurs Aux censeurs, aux inspecteurs, Rats*de-caTe littéraires,
Rioz*en arec moi.
Ah 1 pour rire Kt pour tout dire ,
11 n'est besoin, ma foi.
D'un privilège du roi I
L’état ayant plus d'un membre Que la presse eût fait trembler.
Qu'on ait craint sou franc*parler Dans la chambre et l'antichambre,
Riez>«n avec moi.
Abi etc.
Que eelte chembre iciuéc LaÎMe, aveo luumistion,
Sortir la procession Et renfermer la pensée,
Riex«eii avec moi.
Ab I etc.
Qu'uii censeur bien tyraninque De l’esprit soit le geôlier ,
Et qu’avec son prbioniiier Jamais il ne communique, Riea*en avec moi.
AhI etc.
Quand déjà l’on n’y voit guère', Quand on a peine à marcher.
En feignant de la moucher Qu'on éteigne la lumière, Riei-en avec moi.
Ah ! etc.
Qu’un ministre, qui s’irrite Quand on lui fait la leçon , Lise tout bas ma chanson Qui lui parvient manuscrite, Ries -en avec moi.
Ah I pour rire Et pour tout «lire ,
Il n’eit besoin , ma foi , D’un privilège du roi ‘
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