LES INFIDÉLITÉS DE LISETTE
âib: Ermite, bon ermite.
Lisette , dont l'empire S’étend jusqu'à mon vin ,
J’éprouve le martyre D’en demander en vai)).
Pour souflTrir qu’à mon âge Les coups me soient comptés,
Ai-je compté , volage ,
Tes inGdélités ?
Lisette, ma Lisette,
Tu m’as trompé toujours; Mais vive la grisettel Je veiu, Lisette ,
Boire à nos amoun.
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Lindor , par son audace,
Met ta ruse en défaut;
Il te parle à Toix basse,
Il soupire tout haut.
Du tendre espoir qu*il fonde Il m’instruisit d’abord :
De peur que je n’en gronde.
Verse au moins jusqu’au bord.
Lisette, etc.
Arec l’heureux Clitandre Lorsque je te surpris.
Vous comptiex d’un air tendre Les baisers qu’il t’a pria.
Ton humeur peu sérère En comptant les doubla :
Remplis encor mon terre Pour tous ces baisers*là.
Lisette, etc.
Mondor, qui toujours donne Et rubans et bijoux,
Detant moi te chiffonne Sans te mettre en courroux.
J’ai tu sa main hardie S’égarer sur ton sein...
Verse jusqu’à la lie Pour un si grand larcin.
Lisette, etc.
Certain soir je pénétre
Dans ta chambre, et, sans hruFl,
Je Tois par la fcDêtre Un voleur qui t’enfuil.
Je l’avais, dès la veille ,
Fait fuir de tou boudoir :
Ab ! qu’une autre bouteille M’empêche de toutvoirl Lisette , etc.
Tous , comblés de tes grâces , •
Mes amis sont les tiens ,
• Et ceux dont tu te lasses ,
C’est moi qui les soutiens.
Qu’avec ceuxdà , traîtresse ,
Le vin me soit permis.
Sois toujours ma maîtresse ,
Et gardons uos amis.
Lisette , ma Lisette ,
Tu m’as trompé toujours;
Mais vive la grisettej Je veux, Lisette,
Boire à uos amours.
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