‹ Chansons de BérangerChapitre 52 sur 307 · ADIEUX DE MARIE STUART · texte numérisé non relu

ADIEUX DE MARIE STUART

Muêi^ue de U. B, Wilhem.

Adieu, charmant pays de France ,

Que je dois tant chérir!

Serceau de mon heureuse enfance, Adieu 1 te quitter c’est mourir.

Toi que j'adoptai pour patrie,

Et d*où je crois me rdir bannir, Entends les adieux de Marie ,

France , et garde son sourenir I Le rent souffle, on quitte la plage ,

Et, peu touché de mes sanglots,

Dieu , pour me rendre é ton rirage , Dieu n’a point souleré les flots!

Adieu , etc.

Lorsqu'aux yeux du peuple que j'aiinc, Je ceignis les lis éclatants,

II applaudit au rang suprême Moins qu'aux charmes de mon priuteuip En rain la grandeur souTeraiue M’atlend chez le sombre Ecossais ^

Je n'ai désiré d’être relue

Que pour régner sur des Français I

Adieu, etc.

L'amour, la gloire, le génie,

Out trop enivré mes beaux jours {

Dans l'inculte Calédonie De mon sort va changer le cours. .

Hélas I un présage terrible Doit livrer mon cœur à l'elTroi :

J’ai cru voir, dans un songe horrible.

Un échafaud dressé pour moi!

Adieu, etc.

France, du milieu des alarmes,

La noble tille des Sluarts ,

Comme en ce jour qui voit ses larmes , Vers toi tournera ses regards.

Mais, Dieul le vaisseau trop rapide Déjà vogue sous d’autres cieux,

Et la nuit, dans son voile humide.

Dérobe tes bords a mes yeux!

Adieu , charmant pays de France,

Que je dois tant chérirl Berceau de mon heureuse enfance , Adieu I te quitter c'est mourir.

Page 1