‹ Chansons de BérangerChapitre 53 sur 307 · LES PARQUES · texte numérisé non relu

LES PARQUES

Alt ; Elle aime à rire, elle aime à boire.

Sages et fous, gueux et monarques.

Apprenez un fait tout nouTeau j Bacclius a vidé son caveau Pour remplir la coupe des Parques, (l’est afin de plaire aux Amours,

Qui chantaient d’une voix sonore :

Que tout mortel ajoute encore Des jours heureux à scs beaux jours I

Du monde éternelle ennemie ,

Atropos , au fatal ciseau ,

Buvant à longs traits, et sans eau ,

Sur la table tombe eodonnic ;

Mais ses deux sœurs filent toujours, Souriant à qui les implore :

Que tout mortel , etc.

Lachésis , remplissant sa tasse.

S’écrie : Atropos dort enfin 1 Mais trop sec , hélas 1 et trop fin ,

Je crains que mon fil ne se casse I Pour le tremper ayons recours A ce nectar qui me restaure.

Que tout mortel, etc.

Garnissant sa quenouille immense,

^ Ciotho lui dit : Oui, travaillons:

Dç vin arrotoii* les sillons Où (le mon lin croit la semence t Celle rosée aura toujours Le pouvoir de la faire éclore.

Que tout mortel, etc.

Quand ces Parques , vidant bouteille ,

Pilent nos jours sans nul souci,

Nous, qui buvons gaiment ici»

Craignons qu'Atropos ne s'éveille i Qu'elle dorme au gré des Amours»

Et répétons à chaque aurore :

Que tout mortel ajoute encore Des jours heureux à ses beaux joursl

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