‹ Chansons de BérangerChapitre 59 sur 307 · LE VOISIN · texte numérisé non relu

LE VOISIN

Air : Bhl qu'eaUe* (jue (<t m* fait à moi?

Je Teux, Toiain et voisine ,

Quitter le ton libertin :

J'ai pour oncle un Bacrislain,

£l pour sœur une béguine (

Hais le diable eaf bien fin ,

Qu'en dites-vous, ma voisine?

Hais le diable est bien fin.

Qu'eu dites-vous ÿ mou voisin ?

Paul, docteur en médecine.

Craint, pour le fil de nos jours,

Que le vin et les amours N'usent trop lût la bobine.

£bl fi du médecin !

Qu'en dilestvous, ma voisine?

Eh I fi du médecin I Qu'en ditei-vouS| mon voisin?

L’embonpoint de Joeéphine Fait demander ce que c*eat« Moi « je croia que ion roriet Lüi rend la taille moins fine.

C’est Peflet du' baain ,

Qu’en dites-Toui, ma Toisioe} C’est l’effet du basin ,

Qu’en dites-vous, mon voisin?

Mademoiselle Justine Met au monde on gros poupon ; L’un dit que c’est un dragon, L’autre un soldat de marine.

Je le crois fantassin ,

Qu’en dites-vous, ma voisine?

Je le crois fantassin ,

Qu’eu dites-vous, mon voisin?

Depuis peu, ches ma cousine.

Qui jeûnait en carnaval,

Je vois certain cardinal.

Et trouve bonne cuisine.

Serait'il mon cousin ,

Qu’en ditcs'vous, ma voisine?

' Serait-il mon cousin.

Qu’en dites-vous, mon voisin?

Due actrice, qu’on devine, Vieut, pour plaire à dix rivaux , Inventer des coups nouveaux Au doux jeu qui les ruine.

C’est un fort beau dessein ,

UA

Qu'en dites-Tous, ma voisine^

C’est un fort beau dessein «

Qu’cii dites-TOus, mon voisin?

> FauldI qu'une «Qreuse épine Se mêle aux fleurs de Cypris!

Pour ce poison de Paris Que n*est«il une vaccine?

Cela serait divin ,

Qu'en ditcs'vous, ma voisine?

Cela serait divin ,

Qu’en diteS'Vous, mon voisin?

D'aucun mat, je Piinagine,

Notre quartier n'est frappé :

Là, point de mari trompé ,

Point de femme libertine.

(.'est un quartier fort sain ,

Qu'en dites*vou8, ma voisine?

C'est un quartier fort sain ,

Qu'en dites-vous, mon voisin ?

saesoststssoeesD (rotraitsittiteaS’sS'vesiS'QitiQfiseiB >suu#ij

LE CARlLLOlNiiNEUR.

Aix : lion sjMthmê tti d'aimer le bon vin.

Digue, digue, dig, din, dig, din , don!

Abi que j'aime A sonner un baptême I Aux maris j’en demande pardon.

Dig, din, don, din, digue, digue, don

Lei décèf m’ont auez fait connaitret PréJudona aur un ton plua heureux :

D’un fieillard l'héritier fient de naître; Sonnona fort , c’eat un fait acandaleux I Digue, digue, etc.

La maman est gaillarde et jolie;

Mais l’époux est triste et catairl.eux : Sur son compte il sait ce qu’on public... Sonnons fort, il n’est pas généreux I Digue, digue, etc.

De l’enfant quel peut être le père?

N’esl-ce pas mon Toiain le banquier?

Les cadeaux mènent vite une affaire :

Sonnona fort, il est gros marguilHcr.

Digue, digue, etc.

Si j’osais , je dirais que le maire S’est créé ce petit écherin :

Je l’ai TU cliîfSonner la commère.

Sonnona fort, je boirai de son fin.

Digue, digue, etc.

Je crois bien que notre grand ficaire Aura mis le doigt au bénitier.

Depuis peu , ma fille a su lui plaire, Sonnons fort, pour l’honneur du métier.

Digue , digue, etc.

Notre gouferneur a, je le pense,

Prélcfé des droits sur ce terrain,

Dana l’égliso il fient donner quittance ;

Sonnons fort , monseigneur est çarrain. • Digue I digue ) etc.

Plus facile à nommer que ton père ,

Cher enfant, quel bonheur iiiûni !

Je suis sûr de te soir plus d un frère : Sonnons fort , et que Dieu soit béni I

Digue, digue, dig , diii, dig, diii, dont AhI que j’aime A sonner un baptême 1 Aux maris j’en demande pardon.

Dig,dîn, don, din, digue, digue, don.

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