‹ Chansons de BérangerChapitre 60 sur 307 · A MES AMIS · texte numérisé non relu

A MES AMIS

Alt i* la Pipt d$ tabac.

■ Nous serrons le temps qui nous presse Semer les rides sur nos fronts ; .

Quoi qu’il nous reste de jeunesse ,

Oui , mes omis, nous sieillirons.

Mais, à chaque pas, soir renaître Plus de fleurs qu’on n’en peut cueillir , Faire un doux emploi de sou être ,

Mes amis , ce n’est pas sieillir.

En sain nous égayons la sie Par le champague et les chansons;

A table , où le cour nous oonsie ,

On noui dit que noua rleilii»aoi>f.

Mais jusqu’à aa dernière aurore ,

En buvant frais s’épanouir,

Même en tremblant chanter encore ,

Mes amis , ce n’eat pas vieillir.

BrûlonsMious pour une coquette Un encens d’abord accueilli.

Bientôt peut-être elle répète Que nous n’avons que trop vieilli.

Mais vivre en tout d'économie ,

Moins prodiguer et mieux jouir,

D’une amante faire une-amie ,

Mes amis , ce n’est pas vieillir.

Si long-temps que l’on entretienne Le cours heureux des passions,

Puisqu’il faut qu'enfin l’Ige vienne , Qu’ensemblc au moins nous vieillittionsi r.basser du coin qui nous rauemble Les maux prêts à nous assaillir.

Arriver au but tous ensemble ,

Mes amis, ce n’est pas vieillir.

♦eax——

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