A MES AMIS
Alt i* la Pipt d$ tabac.
■ Nous serrons le temps qui nous presse Semer les rides sur nos fronts ; .
Quoi qu’il nous reste de jeunesse ,
Oui , mes omis, nous sieillirons.
Mais, à chaque pas, soir renaître Plus de fleurs qu’on n’en peut cueillir , Faire un doux emploi de sou être ,
Mes amis , ce n’est pas sieillir.
En sain nous égayons la sie Par le champague et les chansons;
A table , où le cour nous oonsie ,
On noui dit que noua rleilii»aoi>f.
Mais jusqu’à aa dernière aurore ,
En buvant frais s’épanouir,
Même en tremblant chanter encore ,
Mes amis , ce n’eat pas vieillir.
BrûlonsMious pour une coquette Un encens d’abord accueilli.
Bientôt peut-être elle répète Que nous n’avons que trop vieilli.
Mais vivre en tout d'économie ,
Moins prodiguer et mieux jouir,
D’une amante faire une-amie ,
Mes amis , ce n’est pas vieillir.
Si long-temps que l’on entretienne Le cours heureux des passions,
Puisqu’il faut qu'enfin l’Ige vienne , Qu’ensemblc au moins nous vieillittionsi r.basser du coin qui nous rauemble Les maux prêts à nous assaillir.
Arriver au but tous ensemble ,
Mes amis, ce n’est pas vieillir.
♦eax——