‹ Chansons de BérangerChapitre 66 sur 307 · LE MARIONNETTES · texte numérisé non relu

LE MARIONNETTES

Aia da Pa$ redoublé.

Les marionnettes, croyez-moi,

Sont les jeux de tout âge.

Depuis l’artlsaii jusqu'au roi ,

De la fille au village ,

Valets, journalistes , flaiteurs.

Dévotes et coquettes ,

Alil sans compter nos grands acteurs, Combien de marionnettes!

L'bomme, fier de marcher debout.

Vante son équilibre :

Parce qu'il court et va partout,

Le pantin se croit libre;

Mais dans combien de mauvais pas Sa fortune le jette!

Ab I du destin l’homme ici-bas N'esl que la marionnette !

Ce tendron des plus Innoceiis ,

Que le désir dévoile ,

Au trouble secret de s< s sent

Ne conçoit rien encore.

Veiller la nuit, rêver le jour,

L'éloune et rimiuièle ;

Elle O quinte ans: ali 1 pour l’amour La bonne marionnette]

Voyet ce mari parisien

Que maint galant visite;

Il vous accueille mal ou bien ,

Vous cherche ou vous évite.

EsUil confiant ou jaloux,

A l'air dont il vous traite ?

Non : de sa femme un tel époux N'est que la marionnette.

Près des femmes que sommes>nous?

Des pantins qu’on ballotte I

Messieurs, sautut , faites les fous Au gré de leur marotte !

Le plus lourd et le plus subtil Fout la danse complète;

Et Dieu pourtant n’a mis qu’un fil A chaque marionnette.

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