‹ Chansons de BérangerChapitre 67 sur 307 · ÉLOGE DE LA RICHESSE · texte numérisé non relu

ÉLOGE DE LA RICHESSE

Aïs du vaudtvUle d^ArUquin Cruello»

La richesse , que les frondeurs Dédaigueiil , et pour cause ,

Quand elle vient sans les grandeurs ,

; lionne « quelque clioic.

Loin de les rendre a ton Créius,

Va boire arec ses ceni écus,

Savetier , mon compère»

Pour moi, qu’il m’arrive un trésor,

Que dans mes mains pleuve de l’or De l’or,

De l’or,

Et j’en fais mon aOaire.

Jo souris à la pauvreté

Et j’ignore l’eu vie ;

Pourquoi pcrdrais'je ma gaîté Dans une douce vio?

Maison, jardin, livres, tableaux,

Large voiture et bous clievaux.

Pourraient-ils me déplaire }

Quand mes vœux prendraient plus d’essor. Que dans mes mains, etc.

Bonjour, Mondor, riche voisin :

Ta maîtresse est jolie;

Son œi] est noir, son esprit fin.

Et sa taille accomplie.

J’atteste sa fidélité ;

Mais que peut contre sa fierté L’amour d’un pauvre hère?

Pour te l'enlever, cher Mondor,

Que dans mes mains , etc.

Le vin s’aigrit dans mon gosier Chez un traiteur maussade;

Mais a sa table un financier

Me Teraeot-il rasade t Combien, dis'je, ces bons tids blancs?

Od me répond : Douze cents francs.

Par ma foi , ce n’est guère.

En Champagne on en troure encor:

Que dans mes moins, etc.

A partager dès aujourd’hui.

Amis, je tous iorite :

Nous saurions tous , en cas d’ennui,

.Me ruiner bien rite.

Manger rentes et capitaux.

Equipages, terres, châteaux.

Serai t gai , je l'espère I Ah l pour voir la fin d’un trésor.

Que dans mes mains pleuve de For,

De l’or,

De l’or ,

Et j’en fais mon affaire. .

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