MAI
Alt ; On magi$trat irriproehable.
Lise ) qui règne par ta grâce Du dieu qui nous rend tous égaux ,
Ta beauté, que rien ne surpasse,
Encbatne un peuple de rivaux.
Mais , si grand que toit tou empire ,
Lise , tes amants sont Français^
De tes erreurs permets de rire.
Pour le bonheur de tes sujels.
Combien les belles et les princes Aiment l’abns d'un grand pouvoir I •
Combien d'amants et de provinces Poussés enfin au désespoir !
Crains que la révolte ennemie Dans ton boudoir ne trouve accès .
Lise , abjure la tyrannie.
Pour le bonheur de tes sujets.
Par excès de coquetterie ,
Femme ressemble aux con<|uéraiits,
Qui vont bien loin de leur patrie Dompter cent peuples dilTércnts.
Ce sont de terribles coquettes I
N’imitP pa« leurs Tains projets.
Lise, ne fais plus de conquêtes,
Pour le bonheur de tes sujeU.
Grüee aux courtisans pleins de zèle,
On approche des potentats Moins aisément que d’une belle Dont un jaloux suit tous les pas.
Mais sur ton lit, trône paisible Où le plaisir rend ses décrets,
Lise, sois toujours accessible.
Pour le bonheur du les sujets.
Lise, en vain un roi nous assure Que, sMl règne, il le doit aux cieux, Ainsi qu’à la simple nature Tu dois de charmer tous les yeux.
Bien qu’en dos mains comme les tiennes Le sceptre passe sans procès ,
De nous il faut que tu le tiennes.
Four le bonheur de tes sujets.
Pour te faire adorer sans cesse,
&lels ù profit ces vérités.
Lise , deviens bonne princesse ,
Et respecte nos libertés.
Des roses que l’amour mois.sontie Oins tou front tout brillant d’attraits Kl garde longtemps ta couronne ,
Pour le bonheur de tes sujets.