ON S’EN FICHE
Alt : L$ ftuv9 (tùuhK,
De trarene en trarerte ,
Tout ra dans runirers De trarert.
Toute femme est perterse ,
Tout traiteur exigeaut Pour Pargent,
A tout jeu le tort noua triche ; IfaitenGn ett-on gris,
Eiribi,
On t'en fiche (lir) 1
Désespoir d’un irrogne ,
Vient un marchand maudit Qui vous dit
Qu’en Champagne , en Bourgogne Les coteaux tout grêlés Et gelés.
A tout jeu, etc.
Oubliez une dette |
Chez Toui entre un huissier Bien grossier |
Qui Tcnd table et couchette.
Et trouTe enror de quoi Pour le roi.
A tout jeu , etc.
Aucun plaisir u^est stable :
Pour boire esl*on assis Cinq ou six ;
Atant vous sous la table Tombent deux , trois amis Endormis.
A tout jeu, etc.
C’est trop d’une maltresse :
Que je fus malheureux Avec deuxl
Que j’eus peu de sagesse D’en avoir jusqu’à trois A la foisi
A tout jeu, etc.
De ma misanthropie Pardonnez tes accès Et l’excès ;
Car je crains la pépie,
Etje ne vois qu’abus Et vins bus.
A tout jeu le sort nous triche;
liait enfin est*on gri» ,
Biribi,
On l’en fiche 1
A ANTOINE ARNAÜLT,
MEMBRE t)E L'INSTITUT.
LE JODR DI IA fRtE. ( iixâl 1812. )
AAi du ballet de$ Pierroie,
Je fient d’ Montmartre arec ma héte Pour fêter ce niaitre malin ,
Et II* crains point qu'au milieu d* la fête Un bon mot m* renfoie au moulin.
On dit qu’a? ce plui d'un génie Antoin* prend plaisir à cela.
Nous qui n* somm’s pas d* PAcadéniie, Souhaitonsdui d’ ces p'tits pluiiin-là.
Il n* s’en tient pai â des saillies :
Dans plus d’un genre il est bcureui.
J’ sais mdin* qu’il fait des tragédies ,
Quand il n’est pas trop paresseux*.
De la Herpnniêne idolâtre,
.Qu’il fbss’ mourir par-ci par-là.
Nous qui n’ lomm’f pas d’ x’héros d’ théâtre, SouhaitoDi-lui d’ ces p’tits plaiiirs-là.
* Je crois inutile de r.ippeler ici les succès dramatique! de l’auteur de Uarius , des Féniliem , etc.
Ou rn’auur' qu'il Tient d'falre un livre Où c' qu’y a du bon : je l’ crois bien.
C’ docteur-là nous enseigne à vifre Par la bonch* d’un arbre ou d’un chien.
A messieurs les ^otieliinelles*
Il dit: Voua en voulez , en v’Ià.
Nous , qui II’ tenons pas le.s iiceltea, Sonliailons-lui d’ ces p'tits pinisirs-là.
A là cour il s’ nioqii’raity je 1’ gage,
M«}in' de messieurs les chambellans.
De c’ pays n’ayant pas l’ langage ,
Il vaut’ la paix aux conquérants.
A d’ grands seigneurs qui n'sout pas minces Sans ramper toujours il parla.
Nous, qu’on n‘a pas encor faits princes, Souhaitons-Iui d’ ces p’tits plaisirs-là.
.Mais, quoiqu’ malin , s'il est bonhomme; D’mandez à sa fîllc , à ses fils.
Ah ? qu’il soit toujours aimé comme Il aime ses nombreux amisl Que r secret d' son bonheur suprême Reste à c’te gross’ maman que v’ià.
Nous qui sommes d’ ceux qu’Antoine aime Souhaitons-lui d’ ces vrais plaisirs-là.
* Polichinelle est le héros d’une des plus jolies f^ Ides du recueil de M Arnault , recueil apprécié pV 1 lous les gens do goilt, et dont la réputation ne pe«» j qu’aller en augmentant. • (