‹ Chansons de BérangerChapitre 87 sur 307 · L’HIVER · texte numérisé non relu

L’HIVER

Aib : Une fille e$t un oiseau.

Les oiseaux nous ont i|uittés;

Déjà l’hÎTcr qui les «basse Etend son manteau de glace Sur nos champs et nos cites.

A mes Titres scintillantes 11 trace des fleurs brillantes :

11 rend mes portes bruyantes»

Et fait grelotter mou chien.

Béveillons, sans plus attendre,

Mon feu qui dort sous la ceudre.

Cbaunbns«nou8, cbaunbas«'DouB bien, (bis.)

O Toyagenr imprudent!

Betourne vers ta famille.

J’en crois mon feu qui pétille»

Le froid devient plus ardent.

Moi , j’en puis braver l’injure ;

Rose, en douillette» en fourrure ,

Ici» contre la froidure Vient m’olTrirun doux soutien.

Bose , tes mains sont de glace.

Sur mes genoux prends ta place.- CbiiuironsMiuus» cbauflotis-nous bien.

L’ombre s’avance et la nuit Boule son cbar sur la neige.

l\ose , l'amour nous protège :

(>'c8l pour nous que le jour fuit.

iMals un couple nous arrirc;

Joyeux ami, beauté vive,

Entrez tous deux sans qui-vive !

Le plaisir n’y perdra rien.

Moins do froid que de tendresse,

Autour du feu qu’on se presse.

CbauiïonsHious, cbauffons-nous bien.

Les caresses ont cessé Devant la lampe indiscrète.

Un festin que Rose apprête,

Gaimcnt par nous est dressé.

Notre ami s’est fait, à table.

D’un brigand bien redoutable Et d’un spectre épouvantable Le fîdèle historien.

Tandis que le punch s’allume ,

Beau du feu qui le consume,

CbaulTons-nous, chauiïons-nous bien.

Sombre hiver, sous tes glaçons Ensevelis la nature ;

Ton aquilon qui murmure Ne peut troubler nos chansons.

Notre esprit, qu’amour seconde ,

Au coin du feu crée un monde Qu’un doux ciel toujours féconde.

Où s’aimer tient Heu de bien.

Que nos portes restent closes.

Et, jus<|u'an retour des roses, ChaulTous-uouSi chauffoos-nous bien* i

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