‹ Chansons de BérangerChapitre 88 sur 307 · MA RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

MA RÉPUBLIQUE

Ai» du vaud*vilU du ta patiu Gouvarnanta,

i *î prîâ goût à la république Depuif que j’ai tu tant de roii;

Je mVn faî* une, et je m’applique A lut donner de bonnes lois.

On n’y commerce que pour boire,

On n’y juge qu’atec gaUé:

Ma table est tout son territoire^

Sa derise est la liberté.

Amis, prenons tous noire Terre :

Le sénat s'assemble aujourd’hui ; D’abord, par un arrêt sérère,

A jamais proacriTons l’ennui.

Quoi ! proscrire? Ab ! ce mot doit être Inconnu dans notre cité :

Chez nous l’ennui ne pourra naître:

Le plaisir suit la liberté.

Du luxe , dont elle est blessée ,

La joie ici défend l’abus;

Poiut d’entrares à la peusée,

Par ordonnance de Bacebus.

A son gi é que chacun professe Le culte de sa déité ;

Qu’on puisse aller même à La messe:

Ainsi le Teutia liberté.

La noblesse est trop abusive :

li-i?

Ne parlons point de nos aïeux.

Point de titre ,'mëine au convive

Qui rit le plus ou bojt le mieux.

^£t si quelqu^uii, d’bumcur traîtresse

Aspirait à la royauté ,

Plongeons ce César dans Pivresie ;

Nous sauverons la liberté.

Trinquons à notre république.

Pour voir son destin aflermi. .

Mais ce peuple si pacifique Déjà redoute un ennemi:

C’est Lisette qui nous rappelle Sous les lois de la volupté.

Elle veut régner, elle est belle;

C’en est fait de la liberté.

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