‹ Chansons de BérangerChapitre 89 sur 307 · L’IVROGNE ET SA FEMME · texte numérisé non relu

L’IVROGNE ET SA FEMME

Air : Quand let bœuf$ vont deuo} h deux.

Trinquons , et toc et tin y tin , tin !

Jean , tu bois depuis le matin.

Ta feninie est uiie vertu : \

Ceaoir tu scraa battu. J

Tandis que dans sa niansprde Jeanne veille, et qu'il lui larde De voir rentrer son mari , Maître Jean, à la guinguette,

A fei aiuii en goguette Cbaiite son refrain chéri :

Trinquoiia, etc.

Jeanne pour moi aeul est tendre.

Dit-il, iaiasona-la m'attendre.

Mais, maudÎMant son époux, Jeanne, la puce à l’oreille,

Bat sa châtie que réfeille La tendresse des matous. .

Trinquons, etc. *

Livrant sa femme au veuvage,

Jean se perd dans son breuvage; £t, prête à se mettre au lit , Jeanne, qui verse des larmes,

Dit en regardant ses charmes:

C'est son verre qu'il rempli tl Trinquons , etc.

Pour allumer sa chandelle.

Un voisin frappe chex elle:

Jeanne ouvre, après on refus.

Que Jean boive , chante ou fume , Je ne sais ce qu’elle «Hume;

Mais je sais qu'on n'y voit plus.

Trinquons, etc.

Ku rajustant sa cornette,

Ab I qu'on soolTrc, dit Jeannette , Quand on attend son époux I Ma vengeance est bien modeste; Avec lui je suis en reste:

'Il a bu plut d« dii coupi.

Trinquoniy ete.

A demain I le dit le couple.

L'époux rentre, et ion doi aouple N'en lubit pas moins l'arrèL Il s'écrie : Amour fait regel Demain, puisque Jeauiie est sage, Répétons au cabaret :

Trinq%ns, et toc, et tin, tin, tini Jean, tu bois depuis le matin.

Ta femme est une vertu i Ce soir tu seras battu.

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