LE BACCHANTE
Aia : Fourniuei un canal au ruisteau.
Cher amant, je cède à tea désirs ;
De champagne enhrre Julie.
Inventons , s'il se peut, des plaisirs;
Des amours épuisons la folie.
Verse>moi ce joyeui poison;
Mais surtout bois i ta maîtresse :
Je rougirais de mon ivresse
SI tu conservais ta raison. >
Vois déjà briller dans mes regards Tout le feu dont mon sang bouillonne.
Sur ton lit, de mes cheveux épars ,
Fleur à fleur, vois tomber ma couronne. n
Le cristal vient de se briser :
Dieu I baise ma gorge brûlaute ,
Et taris l'écume enivrante Dont tu te plais à l'arroser.
Verse encor 1 Mais pourquoi ces atours Entre tes baisers et mes charmes? ,
Romps ces noeuds, oui, r ompe-les pour toujours I Ma pudeur ne connaît plus d'alarmes.
Presse en tes bras mes charmes nus...
Ail i je sens redoubler mon êtrel A Pardeur qu’en moi tu fais naître Ton ardeur ne suffira plus.
Dans mes bras tombe enGii à ton tour;
Mais, bêlas I tes baisers languissent.
Ne bois plus, et garde à mon amour Ce nectar où tes feux s’amortissent.
De mes désirs mal apaisés.
Ingrat, si tu pourais te plaindre, J’aurais du moins pour les éteindre Le Ttn où je les ai puisés.