‹ Chansons de BérangerChapitre 10 sur 307 · LE SÉNATEUR · texte numérisé non relu

LE SÉNATEUR

Aia : J’ons un euri patriot*.

Mon épouse fait ma gloire :

Rose a de si jolis yeuxl

Je lui dois, l’on peut m’en croire,*

On ami bien précieux*

Le jour où j’obtins sa foi,

Un sénateur vint chez moil Quel boimeur !

Quel bonheur I Ab I monsieur le sénateur ,

Je suis votre bunihle serviteur. •

De ses faits je tiens registre :

C’est un homme sans égal.

L’autre hÎTer^ chez un miniilre , Il mena ma femme au bal.

S’il me trouve en aon chemin.

Il me frappe daua la main.

Quel honneur ! etc.

Près de Roce il n’est point fade , Et n’a rien d’un freluquet.

Lorsque ma femme est malade,

11 fait mon cent de piquet.

Il m’embrasse au jour de l’an;

Il me fête à la SainMean.

Quel honneur J etc.

Chez moi qu’un temps effroyable Me retienne après dîner.

Il me dit d’un air aimable :

« Allez donc tous promener :

s Mon cher, ne tous gênez pas, t Mon équipage est là-bas. #

Quel honneur! etc.

Certain soir, à sa campagne Il nous mena, par hasard.

Il m’enivra de champagne;

Et Rose fit lit à part.

Mais de la maison, ma foi,

Le plus beau lit fut pour moi.

Quel honneur! etc.

A l’enfant que Dieu m’envoie Pour parrain je l’ai donné.

C’est presque en pleurant de joie

QuMl balte le nouveau-Bé t Et mon 01s ) dès ce moment y Elst mit sur son testament.

Quel honneur i etc.

A table il aime qu'on rie t Mais parfois j’ÿ stiis trop tert.

J'ai poussé la raillerie Jusqu'à lui dire au dessert*

On croit , j'en suis conrainca f Que TOUS me faites 0...1 Quel honneur 1 Quel bonheur!

Ahi monsieur le sénateur ^

Je suis Totrc humble'serTiteur.

ae >0 roeo fH *’******"*"***’"*" ■

Page 1