‹ Chansons de BérangerChapitre 93 sur 307 · LES CHAMPS · texte numérisé non relu

LES CHAMPS

Aia : Mon amour éiait pour Marie.

Rose, paVtons; voici l'aurore:

Quitte ces oreillers si doux.

DigiiltvCl ; C

EiitendMu U cloche lonore Marquer Pheuro du rendea-voua?

Cbercbooa, loin du bruit de la ville,

Pour le bonheur un eûr aiiie.

Vicni aux champs couler d'beureux jours; Les champs ont auui leurs amours.

Viens aux ehamps fouler la verdure.

Donne le bras à ton amant; Rapprochnns*nous de la nature •

Pour nous aimer'plus tendrement.

Des oiseaux la troupe éveillée Nous appelle sous la fouillée.

Viens aux champs , etc.

Nous prendrons les goûts du village;

Le jour naissant Réveillera;

Le jour mourant sous le feuillage A notre couche nous rendra.

Puisses-tu, maîtresse adorée,

Te plaindre encor de sa duréel Viens aux champs , etc.

Quand l’été vers un sol fertile Conduit des moissonneurs nombreux; Quand, près d’eux, la' glaneuse agile Cherche l’épi du malheureux;

Combien, sur les gerbes nouvelles,

De baisers pris aux pastourelles 1 Viens aux champs, etc.

Quand des corbeilles de l’automne' S’épanche à flots un doux ueetar ,

Prêt de la oave qui bouillonne On voit t'égayer le aieilhird:

Et cet oracle du village Chante les amours d'un autre âge.

Vient aux champs , etc.

Allons visiter des rivages

Que tu croiras des bords lointains.

Je verrai, sous d'épais ombrages ,

Tes pat devenir ineertains.

Le désir cherche on lit de inonsse ;

Le monde est loin, l'herbe est si douce I Vient aux champs, etc.

C'en est fait ! -adieu , vains spectacles I Adieu, Paris, où Je me plus.

Où les beaux-arts font des miracles,

Où la tendresse n'en fait plusl Rote 1 dérobons à l'envie Le doux secret de notre vie.

Viens aux champs couler d'heureux jours « Les champs ont aussi leurs amours.

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