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y À , -coute: letrange ro-mance Des genèts doc!
C’est Elle qui, les soirs d’orage,
Au milieu des ajoncs fleuris,
Fait tourbillonner avec rage
La Ronde des Mauvais Esprits ;
C'est Klle qui se fait plus folle
Aux Jours de Fêtes, de Pardons,
Accompagnant la farandole
Que font nos joyeux gâs Bretons.
Refrain.
Lorsque, derrière sa charrue,
Peine le pauvre laboureur,
S'il se plaint, d’une voix bourrue,
De la dureté du labeur,
La Voix des Genêts lui murmure :
« De tes blés, nous serons jatoux :
« Lorsque ta moisson sera mûre,
« [ls seront plus dorés que nous ! »
Refrain.
C'est Elle, derrière les haies, Qui vient dire aux jeunes amants :
« Aimez-vous bien sous les futaies !
« Vous n’aurez pas toujours vingt ans. »
Au printemps, pleine de mystère, Elle pleure et rit tour-à-tour, Et l’on croirait que c'est la Terre Qui pousse an long soupir d'amour.
Refrain.
Aussi, quittant leur amoureuse, Lorsque nos gâs s’en vont en mer, Ils attachent à leur vareuse
Un brin du genét jaune et vert,
Et quand, par les nuits de tempête,
La Vague enfle sa grosse Voix,
La petite fleur leur répète
Un écho de l'air d'autrefois.
Refrain.
Amis, creusez dans la grand’lande Ma tombe, au pied d’un vieux menhir !
Telle est ma dernière demande, Gardez-en bien le souvenir.
Là, je dormirais sous la mousse
Qui me garderait du soleil,
Et cette Voix plaintive et douce Bercerait mon dernier sommeil ;
REFRAIN
Mon âme, sur la lande immense, Viendrait encor
Ecouter l'étrange Romance Des genêts d'or!