‹ Chansons de Gaultier Garguille [pseud]Chapitre 28 sur 137 · Les frères Par£aict,.t. 4, p · texte numérisé non relu

Les frères Par£aict,.t. 4, p

5* Guérin, le bouffon, avoit ainsi on théâtre chez la^ceine

Ixviij La Farce et la Chanson

tre , et les farceurs y venoient jouer en visite. Quelquefois la chose avoit lieu sans tant de façon : après le repas, le comédien invité pour bouffonner au dessert, comme les parasites dans les festins antiques, se mettoit à débiter sa farce au bout de la table où il avoit humblement pris place. Montfleury, dans une de ses médisantes comédies, accuse Molière de s'être ainsi donné quelquefois en spectacle après dîner, et d'y avoir, entre autresscènes, essayé celle de son Impromptu de Versailles:

Il a joué cela vingt fois au bout des tables. Et l'on sçait dans Paris que , faute d^un bon mot, Décela chez les grands il payoit son escot '.

La troupe dont je vous parlois tout à l'heure, qui partageoit avec celle de l'hôtel de Bourgogne l'honneur de faire rire Sa Majesté, donnoit alors des représentations à l'hôtel d'Argent», vieille maison située rue de la Verrerie, au coin

1 de celle de la Poterie 5 . L'illustre Gros-Guillaume,

Marguerite. (Sauvai, Galanteries des rois de France, 1721, in-i2, 3« partie, p. 70.)

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