Id,, ibid
4. a II ne laissoit pas de jouer avec succès le rôle de roy dans les pièces sérieuses. » (sauval , t. 3, p. ^7.)
;. Rabelais ^ édit. 17)2, in-12, t. 1, p. xli), xlix.
AU Théâtre avant 1660. Ixxxj
confite en rires et bons mots ; Garguille, c'étoit la gourmandise ; pourquoi même ne pas dire le vrai mot ? c'étoit la gueule, la grande gueule, hgar" gouille enfin, comme disoient les Normands >, le garguillo, comme disoient les Bourguignons >. Les deux types furent longtemps distincts; on ne les rapprocnoit que dans certaines locutions proveroiales, dont les auteurs offrent de nombreux exemples : « Riez seulement, dit Des Periers >, et ne vous chàille si ce fut Gaultier ou si ce fut Garguille. » Au reste, dit Régnier 4.
Au reste, n^épargnez ni Gaultier ni Garguille.
Il paroîtroit qu'enfin un joyeux drôle se rencontra, plus complètement doué que les autres, cu-j mulant en lui à dose égale les facultés des dew types, facultés de même famille, d'ailleurs, e] même assez, germaines. En récompense de l'éj troite alliance que dame Gaieté et dame Gourj mandise avoient contractée en sa bien heureusl personne, on aura , pour lui composer un étal civil, réuni dans un même baptême les patrons de l'une et de l'autre ; et ainsi le nom de Gaultier Garguille aura été créé. Une farce de 1 542 nous donne la preuve que le type complexe étoit alors enfanté déjà, et que même il commençoit à faire souche de gens de son espèce. Dans la Farce de Colin filz de Thevot le Maire, Colin dit à son père :
2. La Monnoye, Glossaire des Noèls bourguignons, édit. Fertiault, p. 305.