Sat. i|, p
Gaultier Garguille. f
Ixxxi] hk Farce et la chanson
Toujours mt venez karier, Et irief, je me veux marier.
Thevot.
Marier, et à quelle fille ï
Colin.
A la fille Gaultier Garguille.
Thevot.
Elle est assez belle fillette, Se nefust que elle est boyteuse.
Colin.
Cest tout ungy en est plus joyeuse ».
Le Gaultier Garguille compère de Gros-Guillaume et de Turlupin avoit-il hérité des multiples facultés de son prototype gaillard et gourmand? Oui certes, et de reste.
Jamùs n'eschet (Toccasion Que Gaultier GArg^ille r^empoigne.
Car c'est l'artisan mieux appris Qui fut jamais mis en besoigru Au grand attellier de Cypris *.
Voilà pour le libertinage ; mais n'estK:e point assez, et voulez-vous savoir comment il en dégoise? Lisez les chansons qu'il chantoit, et attendez ce que nous aurons plus loin à vous dire encore. Vous le faut-il aussi dans un râle de gourmandise ? Rien de plus facile, voyez-le dans une des farces qu'il jouoit le mieux. La malpropreté des servantes, leur maladresse à faire sa
1. Ancien Théâtre français, Biblioth. elzeYir»,.t. 2, p. 404.