Var. : Ton esprit est-il content
Quand il entend la musique ?
— vrayment je sommes bien chantans , Faut-il que je m'en aille dans nostre boutique ? Ce sont viandes creuses que vos chansons ^ On demande là-bas des chansons.
2. Les chansons qui commencent à peu près comme celle^ ci, c'est-à-dire qui semblent être, d'après leur début, de gaillardes impressions de voyage , sont assez communes. Je citerai celle-ci, qui date de i$82, et que Castil-Blaze a donnée en partie dans son curieux livre, Molière musicien, U 2, p. 186 ;
L'autre jour revenois De la foire de Rheims, Je rencontrois trois hommes Qui dansoient main à main.
Et cette autre aussi, qui est restée longtemps populaire :
En revenant de Saint-Denys en France, Tricottons des jambes, etc.
Elle se trouve déjà dans la Fleur des chansons nouvelles, 1614, in- 12, p. 409; elle est citée en partie dans le po(-
En mon chemin je rencontre La fille d'un vigneron.
Elle me fit bonne chère A la nouvelle façon.
En mon chemin je rencontre La fille d'un vigneron.
Je luy demanday chopine. Elle me tira du Son; Elle me fit bonne chère A la nouvelle façon.
Je luy demanday chopine, Elle me tira du bon.
Qiiand la chopine fut bue, Jeluy demanday conton.
Elle me fit bonne chère A la nouvelle façon.
Quand la chopine fut bue, Je luy demanday conton ; Je bandis mon arbaleste Par dessus mon vireton.
Elle me fit bonne chère A la nouvelle façon.
Je bandis mon arbaleste * Par dessus mon vireton; Je pris ma virez au bas, Je luy mis droit dans le front.
Elle me fit bonne chère A la nouvelle façon.
pourri du troisième volume des Brunettes, p. 305 , et l'on sait que c'est sur le rhythme de cet air que les tambours battoîent autrefou la retraite.
DE Gaultier Garguille. 57
Je pris ma virez au bas, Je luy mis droit dans le front.
mon Dieu ! dit la fillette, Tu es gentil compagnon.
Elle me fit bonne chère A la nouvelle façon.
Fillettes, ne faites point Comme cela les honteuses, Lorsqu'on vous parle du point Qui vous rend toutes heureuses.
Ce semblant ne sert de rien, Vous l'aymez, je le sçay bien.
Et nous qui sçavons que c'est , Ces mines nous sont indice Que ce joly jeu vous jplaist , Sans user tant d'artince.
Ce semblant ne sert de rien , Vous l'aymez, je le sçay bien.
Ce bien qui vous est offert Est un plaisir nécessaire ; La nature le requiert.
Et puis amour le tôlière.
Ce semblant ne sert de rien , Vous l'aymez, je le sçay bien.
Que par vous donc estimé Soit ce jeu qui vous fit naistre; Vos mères l'ont bien aimé , *
Sans luy vous ne pourriez estre.
Ce semblant ne sert de rien , Vous l'aymez, je le sçay bien.
Donnez, dames, vostre amour, Nous vous donnerons le nostre ; Nous jouerons chaque jour A ce jeu l'un avec l'autre ; Et nous gousterons le bien Sans faire semblant de rien.