I. Ce refrain est dans la Comédie des chansons, p
DE Gaultier Garguille. 69.
Mais le pauvre médecin N'avoit pas ce qu'il luy faut. On va chez l'apothicaire,
2ui estoit un bon couillos.
Dez l'amble, Bastiane, Vous allez trop rude au trot.
On va chez l'apothicaire , Qui estoit un bon couillos.
Il tira de sa pochette Sa seringue et deux pruneaux.
Allez l'amble, Bastiane, Vous allez trop rude au trot.
Il tira de sa pochette Sa seringue et deux pruneaux , Luy donna cinq ou six prises Du JUS de son blanc sirop.
Allez l'amble, Bastiane , Vous allez trop rude au trot.
Luy donna cinq ou six prises Du jus de son blanc sirop.
Bastiane est un peu goulue ; Elle n'en faict qu'un morceau.
Allez l'amble, Bastiane, Vous allez trop rude au trot.
Bastiane est un peu goulue ; Elle n'en fait qu'un morceau.
Bastiane, Bastiane, Il n'y a plus rien au chalumeau.
Allez l'amble, Bastiane, Vous allez trop rude au trot.
Bastiane, Bastiane, Il n'y a plus rien au chalumeau ; Laissez remplir la seringue Et vous aurez du sirop.
Allez l'amble, Bastiane, Vous allez trop rude au trot.
Que nous sert de dissimuler » ?
Pour moy je ne puis plus celer Que les baisers d'un jeune amy Sont bien plus doux que ceux que donne Un jaloux mary tout endormy.
Celle > à qui ce jeuf est plaisant Seroit bien ingrate 4 en taisant
1 . Encore une chanson de Mal manie, à peu près dans le genre de celles dont j'ai parlé dans une note précédente. Dans le Recueil de P. Attaignant (1530), j'en trouve une à peu près pareille :
Hellas! hellas! m'avez-vous oublié?
— Nenny, di-elle, mon amy; Amours m'en ont gardée. (bis)
Il vaut mieux avoir amy , • Qu'estre mal mariée.
Cette chanson est la dix-septième des Chansons récréatives; mais elle n'y a que quatre couplets, au lieu de six. Le premier est le même qu'ici, sauf variante; le voici : Que sert-il ^de dissimuler ?
Ma bouche ne peut plus te celer Que les baisers d'un jeune amy Sont plus doux que ceux qui viennent D'un vieux jaloux endormy.