LA RANÇON DU LÉPREUX
Cet épisode est tiré cV-Aviis et cAmiles, — ou plus exactement d'c4 »n' et zAmile. — poème que M. Gaston Paris appelle « une vieille légende orientale sur un exemple d'incomparable amitié. » Cette légende devait trouver place dans le présent recueil, en raison de la célébrité dont elle a joui au moyen-âge. L'auteur a essayé de la transposer, en atténuant, dans la mesure du possible et sans la défigurer trop, son fond de barbarie, que parvient à peine à faire accepter un dénouement miraculeux.
Quant au « Jugement de Dieu, « dont il est ici question, c'était, on le sait, les épreuves auxquelles on avait alors recours pour s'assurer de l'innocence ou de la culpabilité d"un accusé. Celui-ci devait, dans le duel judiciaire qui était une de ces épreuves, avoir des otages ou garants de sa cause, et s'il était vaincu, on le déclarait coupable.