E.-M. DE VOGUÉ
Ce 5 novembre 1902.
TfOUCE FX^'K.CE
De dulce France à remembrer lï f>rist.
(Chanson de Roland, v. 2, 379.)
Quand nos aïeux dans les co)}ihals Sentaient venir la mort, tout bas Ils invoquaient la (( douce France, »
Et l'on voyait sourdre des pleurs Aux yeux de ces fiers batailleurs, A cette chère souvenance.
Douce France ! moi j'ai voulu Chanter ici ton peuple élu, Grand par Vidée et par le glaive, Ton parler, doux comme le miel, Tes femmes à l'œil vif, ton ciel Où r espérance enfin se lève. ( i )
Fouillant tes fastes glorieux
Afin de te connaître mieux.
J'en ai rapporté ce poème ;
Rêveur épris de ta beauté,
Le cœur débordant, j'ai chanté
Comme aux pieds de celle qu'on aime '
Quand par le inonde, oit l'on t'attend. Il reste à faire tant et tant Pour que le Bien ait la victoire, Que ton rôle soit terminé, Non, dans son amour obstiné.
Mon cœur de fils ne le peut croire !
Soldat du Christ et son flambeau, On a pu te mettre au tombeau,
(i) Écrit au lendemain de l'alliance franco-russe.