LA CONFIDENCE
Tu m'as fait une confidence Et je t'en dois une en retour.
Anna , ma compagne d'enfance , Écoute-moi sans indulgence :
Je te parlerai sans détour.
Ce n'est pas un amour vulgaire Qui pouvait surprendre mes sens ; Mon esprit n'est pas téméraire ; Et j'ai compris l'amour d'un frère A l'amitié que je ressens.
Son âme est loyale et limpide ; Su conscience est un miroir. On sent une raison rigide Qui le maintient et qui le guide Dans le droit chemin du devoir.
Il a toutes les espérances
Que d'autres sèment devant eux ;
Et, dans l'âge des défaillances,
Il a consei*vé les croyances
Qui peuplent les cœurs généreux.
Son langage ne sait pas feindre ,
Sa parole est douce sans art.
Ses yeux se lèvent sans rien craindre ;
Ce qui rampe ne peut atteindre
A la hauteur de son regard.
Un soify dans une causerie, Il me parla de ses parents , De ses amis , de sa patrie ; Je Técoutais tout attendrie ; Et j'ai senti mes yeux pleurants.
S*il me disait un jour qu'il m'aime, J'en aurais un extrême effroi...
J'en aurais un plaisir extrême , Et je lui répondrais de même , En lui disant : Pardonnez-moi I