‹ Chansons de Gustave NadaudChapitre 124 sur 249 · LA CONFIDENCE · texte numérisé non relu

LA CONFIDENCE

Tu m'as fait une confidence Et je t'en dois une en retour.

Anna , ma compagne d'enfance , Écoute-moi sans indulgence :

Je te parlerai sans détour.

Ce n'est pas un amour vulgaire Qui pouvait surprendre mes sens ; Mon esprit n'est pas téméraire ; Et j'ai compris l'amour d'un frère A l'amitié que je ressens.

Son âme est loyale et limpide ; Su conscience est un miroir. On sent une raison rigide Qui le maintient et qui le guide Dans le droit chemin du devoir.

Il a toutes les espérances

Que d'autres sèment devant eux ;

Et, dans l'âge des défaillances,

Il a consei*vé les croyances

Qui peuplent les cœurs généreux.

Son langage ne sait pas feindre ,

Sa parole est douce sans art.

Ses yeux se lèvent sans rien craindre ;

Ce qui rampe ne peut atteindre

A la hauteur de son regard.

Un soify dans une causerie, Il me parla de ses parents , De ses amis , de sa patrie ; Je Técoutais tout attendrie ; Et j'ai senti mes yeux pleurants.

S*il me disait un jour qu'il m'aime, J'en aurais un extrême effroi...

J'en aurais un plaisir extrême , Et je lui répondrais de même , En lui disant : Pardonnez-moi I

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