‹ Chansons de Gustave NadaudChapitre 127 sur 249 · LE PUITS DE PONTKERLO · texte numérisé non relu

LE PUITS DE PONTKERLO

Auprès du puits la paysanne Arrive, sa cruche à la main.

Le meunier monté sur son âne S'arrête au miheu du chemin :

« Bonjour, la belle Marjolaine. »

C'est dans le puits de Pontkerlo Qu'on va le soir puiser de l'eau.

a Bonsoir, In belle Marjolaine; Ne peut-on vous aider un peu?

— Merci ; je ne crains pas la peine , Et j'ai deux bons bras, gprâce à Dieu.

— Vous verra-t-on danser dimanche? »

C'est dans le puits de Pontkerlo Qu'on va le soir puiser de l'eau.

« Vous verra-t-on danser dimanche?

— Dimanche, à la messe j'irai, Beau meunier à la veste blanche; Puis à vêpres retournerai.

— Vous ne voulez jamais me croire. »

C'est dans le puits de Pontkerlo Qu'on va le soir puiser de l'eau.

a Vous ne voulez jamais me croire :

La vérité pour logement

Prend un puits, vous savez l'histoire;

Regardez-y tant seulement :

Vous verrez bien que je vous aime. »

C'est dans le puits de Pontkerlo Qu'on va le soir puiser de l'eau.

« Vous verrez bien que je vous aime.

— Beau meunier, le puits est profond ; Je vois que je m'y vois moi-même; Ne sais ce qui se passe au fond.

— Regardez encor, Marjolaine. »

C'est dans le puits de Pontkerlo Qu'on va le soir puiser de l'eau.

a Regardez encor, Marjolaine.

— Je regarde et ne puis rien voir, Si ce n'est que ma cruche est pleine, Et qu'il va faire nuit. Bonsoir.

— Bonsoir, la belle Marjolaine. «

C'est dans le puits de Pontkerlo Qu'on va le soir puiser' de l'eau.

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