‹ Chansons de Gustave NadaudChapitre 131 sur 249 · CHANSON NAPOLITAINE · texte numérisé non relu

CHANSON NAPOLITAINE

Du temps de nos amours.

Ma toute belle , Vous entendiez toujours

Ma ritournelle.

Je comptais vos trésors

Et VOS merveilles ; Vous vous bouchiez alors

Les deux oreilles.

Je vous disais ceci, Ceci ; cela , mille autres choses ;

Je vous parlais aussi Des lis, des myrtes et des roses.

De vos jardins fleuris Fermez les portes :

Les myrtes sont flétris , Les roses mortes.

L'amour m'a consolé ,

Non pas le vôtre ; Pour un cœur envolé ,

J'en trouve un autre.

Les jours suivent les soirs ,

En ce bas monde; Vos cheveux sont trop noirs ;

J'aime une blonde.

C'est ici, près de vous, Que j'ai trouvé l'art de lui plaire;

Ses yeux bleus sont plus doux Que votre œil noir n'était sévère.

Voyez comme sa main

Presse la mienne...

Passez votre chemin ;

Dieu vous soutienne !

Elle me plaît ainsi ,

Ne vous déplaise.

En prenez- vous soud?

J'en suis fort aise.

Eh quoi ! vous douteriez

De ma parole ?

Je crois que vous riez?

Vous êtes folle.

De votre grand pouvoir Vous connaissez mal la mesure ;

Vous allez la savoir, Et, s'il faut qu'ici je le jure, Je jure devant vous.

Devant Dieu même...

Je jure à vos genoux

Que je vous aime.

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