‹ Chansons de Gustave NadaudChapitre 162 sur 249 · A VOS AMOURS · texte numérisé non relu

A VOS AMOURS

Votre verre a choqué le mien ,

Selon le vieil usage,

Et votre voix m'engage A prolonger cet entretien.

S'il faut chanter celle que j^aime.

Volontiers j'obéis, Car je suis absent de moi-même

Comme de mon pays.

Des mœurs anciennes Suivons le cours :

Je bois à vos amours,

Kt vous boirez aux miennes.

Entre elle et moi Ton avait cru

Mettre la terre entière :

Je regarde en arrière Le sillon que j*ai parcouru.

Pour traverser les mers lointaines ,

Mon cœur se fait vaisseau ; Pour francbir les monts et les plaines ,

Mon cœur se fait oiseau.

Des mœurs anciennes

Suivons le cours : Je bois à vos amours, Et vous boirez aux miennes.

En m'éloignant je lui prorais

Qu'à l'heure coutumière

Je dirais ma prière , Et que son nom y serait mis.

Avant que paraisse l'aurore,

Ce doux nom me poursuit , Et ma prière dure encore

Lorsque revient la nuit.

Des mœurs anciennes

Suivons le cours :

Je bois à vos amours, Et vous boirez aux miennes.

Si quelqu'un de vous a connu Les tourments de l'absence , Qu'il ait la souvenance

eu AN s ON s. 377

Du pays qui Ta retenu.

Si quelque chaste fiancée

Attend votre retour, Adieu , portez-lui la pensée

D'un exilé d'amour.

Des mœurs anciennes

Suivons le cours :

Je bois à vos amours, Et vous boirez aux miennes.

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