‹ Chansons de Gustave NadaudChapitre 2 sur 249 · DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE ÉDITION

A mes amis, mes chansonnettes :

Ils en sont pères à moitié ; C'est pour eux que je les ai faites; Je les dédie à Tamitië.

Mais y lecteur, si mon pauvre livre Ne tient pas ce qu'ils ont promis , Les coupables , je vous les livre :

Prenez-vous-en à mes amis.

Si je ris de tous les systèmes , C'est qu'il faut rire un peu de tout ; La sottise est dans les extrêmes ; Vous' me direz qu'elle est partout.

Socialistes trop crédules , Trop incrédules endormis , Si je vous trouve ridicules , Prenez-vous-en à mes amis.

Ma Muse a des façons galantes Qui des prudes feraient l'effroi ;

Pardonnez-moi y femmes clémentes; Pauvres maris, pardonnez-moi.

Et si quelquefois la coquette , Un peu plus bas qu'il n'est permis ,

Laisse tomber sa collerette

Prenez- vous-en à mes amis.

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