‹ Chansons de Gustave NadaudChapitre 50 sur 249 · EST-CE TOUT · texte numérisé non relu

EST-CE TOUT

Puisque je vous rencontre, Elise,

C'est un beau jour.

Permettez donc que je vous dise

Tout mon amour.

Mon cœur bat, que c'est un délire; Laissez-moi tout bas vous le dire....

Est-ce tout? — Non. — Comment! ce n'est pas tout? Dépéchez-vous donc, monsieur Pierre; On m'attend, là-bas, chez ma mère.

Hélas ! comme il en dit beaucoup !

Ce n'est pas tout ! . . .

— Comme vous avez belle mine

Sous ce bonnet ; Et comme votre taille est fine

Dans son corset !

Vous avez la fraîcheur des roses ,

Et puis, et puis, tant d'autres choses!

— Est-ce tout? — Non. — Comment! ce n'est pas tout? Dépéchez-vous donc, monsieur Pierre; On m'attend, là-bas, dliez ma mère.

Hélas ! comme il en dit beaucoup !

Ce n'est pas tout ! . . .

— Quand nous sommes tous deux ensemble ,

Je sens en moi Comme quelque chose qui tremble,

Je ne sais quoi — Oh ! que je voudrais à l'église , Un jour, entrer avec Élise ! . . .

— Est-ce tout? — Oui. — Comment! c'est déjà tout? Vous aviez le temps , monsieur Pierre ; On ne m'attend plus chez ma mère.

Hélas ! il n'en sait pas beaucoup :

C'est déjà tout !

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