‹ Chansons de Gustave NadaudChapitre 69 sur 249 · I^TUDIANT DR DIXIEME AWVÉK · texte numérisé non relu

I^TUDIANT DR DIXIEME AWVÉK

Auguste est un étudiant Qui fit son droit à la Chaumière , Toujours chantant, jouant, riant; Aujourd'hui, c'est une autre affaire; Il se range et devient austère.

Oui, mais plus d'un voisin prétend Qu'il ne peut plus faire autrement.

C'est juste :

Mariez-vous, Auguste.

Il avait (les amis barbus , Vieux compagnons de ses bombances ; Maintenant on ne le voit plus Hanter les caFés, ni les danses, Ni ses mauvaises connaissances.

Parbleu ! c'est qu'il n'a plus d'amis , Ils sont avocats ou commis.

C'est juste :

Mariez-vous, Auguste.

Il n'était bruit dans son quartier Que de ses galantes prouesses ; Il scandalisait son portier ; Maintenant il fait cent promesses De n'avoir plus que deux maîtresses.

Mais sa portière me soutient Que pas une, hclas! ne revient.

C'est juste :

Mariez-vous, Auguste.

Il avait trente créanciers :

D'abord sa blanchisseuse Annette, Ses tailleurs et ses chapeliers , Et sa marchande à la toilette :

Mais il ne fait plus une dette.

Sans doute : son traiteur me dit Qu'on ne lui fait plus de crédit.

C'est juste :

Mariez-vous, Auguste.

Il ne sera pas avoué

Pour gruger la pauvre prati(|uo.

Agent d'affaires trop roué , Notaire filant en Belgique , Ni même avocat platonique.

Parbleu ! dit-on , je le crois bien , Puisqu'il ne sera jamais rien.

C'est juste :

Mariez-vous, Auguste.

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